French for Interview: Master french for interview techniques

French for Interview: Master french for interview techniques
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Savoir parler un français de base, c’est bien. Mais pour un entretien, une vraie maîtrise de la langue, c’est l’atout qui transforme un bon candidat en un candidat inoubliable. L’idée n’est pas seulement de répondre aux questions, mais de tisser un lien authentique avec le recruteur pour prouver votre adaptabilité et votre motivation.

Au-delà du CV : créer une connexion humaine

Dans un processus de recrutement, les compétences techniques sont souvent similaires d'un candidat à l'autre. La différence se joue ailleurs. Une communication fluide et naturelle en français montre que vous avez fait l'effort de comprendre non seulement la langue, mais aussi la culture de l'entreprise et du pays.
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Imaginez deux candidats. Le premier répond correctement, mais il hésite, il cherche ses mots. Le second, lui, répond avec la même justesse, mais en glissant quelques expressions idiomatiques et en posant des questions pertinentes avec une aisance palpable. Ce second candidat ne se contente pas de prouver ses compétences ; il inspire confiance.

Un avantage stratégique bien réel

Votre capacité à communiquer efficacement est un indicateur clé de votre potentiel d'intégration. Concrètement, les recruteurs évaluent :
  • Votre adaptabilité : Parler la langue locale prouve que vous pouvez vous intégrer rapidement dans une nouvelle équipe.
  • Votre motivation : L'investissement personnel nécessaire pour apprendre une langue est une preuve tangible de votre engagement pour le poste.
  • Votre autonomie : Une bonne maîtrise du français signifie moins de temps de formation et d'accompagnement pour l'entreprise.

La preuve par les chiffres

L'intérêt pour le français sur le plan professionnel ne fait que grandir. La langue reste une référence dans l'enseignement mondial, et les certifications sont de plus en plus prisées. Récemment, 790 295 candidats se sont inscrits aux examens de certifications comme le DELF, le DALF ou le TCF, soit une hausse de 8 % en un an. Cette dynamique montre bien que les professionnels ont compris l'importance de valider leurs compétences pour réussir leurs entretiens. Vous pouvez explorer les détails de cette tendance sur le site de France Éducation international.
Maîtriser le français pour un entretien va bien au-delà de la simple traduction de votre CV. C'est l'art de présenter la meilleure version de vous-même, en utilisant la langue comme un outil pour convaincre et rassurer. Pour acquérir des bases solides, les programmes de francisation sont un excellent point de départ. Votre aisance linguistique deviendra alors le reflet de votre professionnalisme.

Construire un vocabolaire professionnel qui impressionne

Pour réussir un entretien en français, il ne suffit pas de maîtriser la grammaire. Le secret, c'est d'utiliser des mots et des expressions qui respirent le professionnalisme, la précision et l'assurance. Laissons de côté les listes de mots génériques et concentrons-nous sur le vocabulaire qui fait vraiment la différence.
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L'idée est simple : remplacer les formulations un peu vagues par des termes percutants qui mettent en valeur votre parcours. Par exemple, au lieu de dire "j'ai fait beaucoup de choses", essayez plutôt "mes responsabilités couvraient un large spectre" ou "j'ai piloté des projets transverses". Cette petite nuance change complètement la perception de votre expérience.

Vocabulaire pour une présentation percutante

Le début de l'entretien donne le ton. Votre présentation doit être à la fois concise, pro et mémorable. L'objectif est de capter l'attention du recruteur dès les premières secondes.
Voici quelques expressions pour sortir du lot :
  • Au lieu du classique "Je suis...", essayez "Mon parcours s'est articulé autour de..." pour montrer une progression logique et réfléchie.
  • Pour parler de votre formation : "Je suis titulaire d'un diplôme en..." (plus formel) ou "Ma formation en... m'a permis d'acquérir des compétences solides en..."
  • Pour introduire ce qui vous motive : "Ce qui m'a particulièrement attiré dans votre offre, c'est..."
Utiliser un vocabulaire précis montre que vous avez préparé votre discours et que vous prenez le poste au sérieux. C'est un signe de respect et d'implication.

Décrire vos expériences avec impact

C'est là que vous pouvez vraiment briller. Il ne s'agit pas de réciter une liste de tâches, mais de prouver vos réalisations et votre valeur ajoutée. Pour ça, rien de tel que des verbes d'action forts qui soulignent votre rôle actif dans vos missions passées.
Pensez à remplacer les verbes un peu faibles par des alternatives plus dynamiques :
  • FaireMettre en œuvre, piloter, orchestrer, réaliser
  • AiderCollaborer, soutenir, accompagner, contribuer à
  • GérerSuperviser, coordonner, administrer, piloter
Par exemple, ne dites pas "J'ai aidé l'équipe à finir un projet". Dites plutôt : "J'ai contribué activement à la réussite du projet X en optimisant les processus de communication internes." La différence est énorme, n'est-ce pas ?
Le tableau ci-dessous synthétise le vocabulaire et les expressions indispensables pour vous présenter, décrire vos compétences et conclure l'entretien de manière professionnelle.

Expressions clés pour chaque étape de l'entretien

Étape de l'entretien
Expression formelle
Exemple d'utilisation
Présentation
Je suis titulaire d'un(e)...
"Je suis titulaire d'une licence en communication."
Mon parcours s'est articulé autour de...
"Mon parcours s'est articulé autour du marketing digital et de la gestion de projet."
Expériences
J'ai eu l'opportunité de...
"J'ai eu l'opportunité de piloter le lancement d'une nouvelle gamme de produits."
Mes responsabilités incluaient...
"Mes responsabilités incluaient la supervision de l'équipe et la gestion du budget."
Compétences
Je maîtrise parfaitement...
"Je maîtrise parfaitement la suite Adobe."
Je suis reconnu(e) pour mon/ma...
"Je suis reconnu pour mon esprit d'initiative et ma capacité d'adaptation."
Motivation
Je suis particulièrement intéressé(e) par...
"Je suis particulièrement intéressé par les défis liés à ce poste."
Conclusion
Je reste à votre disposition pour...
"Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire."
Avoir ces expressions en tête vous donnera une structure solide pour articuler vos réponses avec confiance et professionnalisme.

Mettre en valeur vos compétences techniques et personnelles

La distinction entre compétences techniques (hard skills) et compétences comportementales (soft skills) est fondamentale. Vous devez être capable de les nommer et, surtout, de les illustrer avec des exemples concrets tirés de votre vécu.
Pour vos soft skills, privilégiez des termes appréciés des recruteurs :
  • Aisance relationnelle (bien mieux que "je suis sociable")
  • Esprit d'initiative (plus pro que "j'aime proposer des choses")
  • Capacité d'adaptation (au lieu de "je suis flexible")
  • Force de proposition (pour montrer votre côté proactif)
Pour vos hard skills, la précision est votre meilleure alliée. Ne dites pas "Je connais des logiciels", mais "Je maîtrise la suite Adobe (Photoshop, Illustrator) et j'ai des compétences avancées en montage vidéo sur Final Cut Pro." Pour aller plus loin, n'hésitez pas à consulter notre guide complet pour améliorer son français professionnel, qui regorge de conseils pratiques pour enrichir votre lexique.

Poser des questions intelligentes en fin d'entretien

Les questions que vous posez en disent autant sur vous que les réponses que vous donnez. Elles sont le reflet de votre curiosité, de votre esprit d'analyse et de votre réel intérêt pour l'entreprise.
Oubliez les questions dont la réponse se trouve en deux clics sur Google. Privilégiez des questions ouvertes qui invitent à une vraie discussion :
  1. Sur l'équipe : "Quelle est la dynamique actuelle de l'équipe que je pourrais rejoindre ?"
  1. Sur les défis : "Quels seraient les principaux défis à relever pour ce poste durant les six premiers mois ?"
  1. Sur la culture d'entreprise : "Comment décririez-vous la culture de collaboration au sein de l'entreprise ?"
  1. Sur la performance : "Quels sont les indicateurs clés de succès (KPIs) pour ce rôle ?"
Ces questions montrent que vous vous projetez déjà dans le poste et que vous réfléchissez en termes de solutions et de performance. C'est exactement ce que les recruteurs veulent voir.

Répondre aux questions fréquentes comme un natif

Les questions d'entretien en français peuvent vite devenir intimidantes. Surtout celles qui semblent conçues pour nous déstabiliser. Pourtant, il faut voir chaque question comme une porte ouverte, une chance de montrer qui vous êtes au-delà de vos compétences. C'est l'occasion de prouver que vous savez structurer une pensée claire, même sous pression.
La clé n'est pas d'apprendre des réponses par cœur. C'est le meilleur moyen de paraître robotique. L'idée, c'est de maîtriser des cadres de réponse qui vous permettent de rester authentique et percutant.
L'objectif est simple : transformer ces questions, parfois perçues comme des pièges, en véritables opportunités de briller. En comprenant ce que le recruteur cherche vraiment derrière une question comme « Quelles sont vos faiblesses ? », vous pouvez préparer des réponses stratégiques qui jouent en votre faveur. C'est un exercice d'équilibre entre l'honnêteté et le marketing de soi.

Décortiquer la question « Parlez-moi de vous »

Cette invitation, en apparence toute simple, est souvent la plus déroutante. Le recruteur ne veut pas un résumé chronologique de votre CV, il l'a déjà sous les yeux. Ce qu'il attend, c'est votre "pitch". Une histoire courte qui explique qui vous êtes, ce que vous avez accompli, et pourquoi vous êtes assis là aujourd'hui.
Pour construire votre réponse, vous pouvez suivre une trame toute simple :
  • Présent : Partez de votre situation actuelle. « Actuellement, je suis [Votre poste] chez [Votre entreprise], où je suis responsable de [une ou deux missions clés]. »
  • Passé : Faites le lien avec vos expériences passées les plus pertinentes. « Juste avant, j'ai pu développer mes compétences en [domaine] chez [Ancienne entreprise], où j'ai notamment mené [une réalisation marquante]. »
  • Futur : Concluez en expliquant pourquoi vous êtes là, maintenant. « Ce qui m'amène ici aujourd'hui, c'est mon envie de mettre à profit cette expertise dans un rôle comme celui-ci, car [votre motivation pour le poste]. »
Cette structure montre que votre parcours est cohérent et que votre candidature n'est pas le fruit du hasard, mais bien une étape logique dans votre carrière.

Maîtriser l'art de parler de ses faiblesses

Ah, la fameuse question... « Quels sont vos points faibles ? » ou « Citez-moi l'un de vos défauts ». Ce n'est pas un piège, mais un test de conscience de soi et de maturité professionnelle. Le recruteur veut voir si vous êtes capable d'autocritique et si vous travaillez activement sur vous-même.
Oubliez les clichés du genre « je suis perfectionniste » ou « je travaille trop ». Tout le monde les a déjà entendus cent fois.
Par exemple, au lieu de juste avouer un défaut, racontez une histoire. « J'avais tendance à vouloir tout contrôler sur les projets. J'ai compris que ce n'était pas efficace, alors j'ai appris à déléguer en mettant en place des points de suivi réguliers. Ça a permis à l'équipe de gagner en autonomie et, au final, d'être plus performante. » Cette approche transforme une faiblesse en une preuve de votre capacité à évoluer.

La méthode STAR pour structurer vos réussites

Pour toutes les questions du type « Parlez-moi d'une fois où vous avez... », la méthode STAR est votre meilleure amie. Elle vous aide à construire une réponse claire, concise et basée sur des faits concrets. C'est l'outil parfait pour passer de la théorie (« je suis créatif ») à la pratique (« voilà comment ma créativité a résolu un problème »).
Voici comment ça marche :
  • S - Situation : Plantez le décor. « Dans mon rôle précédent, nous faisions face à une baisse de 15 % de l'engagement client sur notre plateforme. »
  • T - Tâche (Task) : Expliquez votre mission. « On m'a confié la mission d'identifier les causes de ce désengagement et de proposer un plan d'action pour inverser la tendance en moins de trois mois. »
  • A - Action : Détaillez ce que vous avez fait. « J'ai personnellement mené une série d'entretiens utilisateurs et analysé les données de navigation. À partir de là, j'ai piloté la refonte du parcours d'inscription et lancé une nouvelle campagne de communication ciblée. »
  • R - Résultat : Donnez les résultats, avec des chiffres. « Grâce à ça, nous avons non seulement stoppé la baisse, mais nous avons augmenté l'engagement de 20 % en deux mois et réduit le taux de désabonnement de 5 %. »
Avec cette méthode, vos réussites deviennent tangibles, crédibles. Vous prouvez que vous ne faites pas que lister des compétences sur un CV, vous savez les utiliser pour obtenir des résultats mesurables.

Anticiper les projections « Où vous voyez-vous dans 5 ans ? »

Cette question n'est pas anodine. Elle sert à évaluer votre ambition, votre vision de carrière et, surtout, de voir si vous pourriez vous projeter sur le long terme dans l'entreprise. Une bonne réponse montre que vos objectifs personnels sont alignés avec ce que la boîte peut vous offrir.
Plutôt qu'une réponse vague, soyez précis sur le type de compétences que vous souhaitez développer et les responsabilités qui vous intéressent. Montrez que vous avez réfléchi à votre avenir et que ce poste en est une étape clé.
Un exemple de réponse bien pensée :
  1. Objectif à court terme : « Dans un premier temps, mon objectif principal est de maîtriser à 100 % les responsabilités de ce poste et de devenir un membre clé de l'équipe, sur qui on peut compter. »
  1. Développement à moyen terme : « D'ici deux ou trois ans, j'aimerais vraiment approfondir mon expertise en [domaine spécifique lié au poste], et pourquoi pas commencer à prendre en charge des projets plus stratégiques. »
  1. Vision à long terme : « Dans cinq ans, je me verrais bien évoluer vers un rôle avec plus de responsabilités, peut-être en gestion d'équipe ou en tant qu'expert référent. C'est important pour moi de continuer à apporter de la valeur à une entreprise comme la vôtre, qui semble vraiment valoriser la croissance interne. »
Cette approche montre que vous êtes à la fois réaliste et ambitieux, et que vous vous imaginez un avenir durable chez eux. En préparant ces quelques cadres de réponse, vous serez prêt à répondre avec assurance et à faire de chaque question une nouvelle chance de marquer des points.
Maîtriser le vocabulaire et préparer ses réponses, c'est bien. Mais pour vraiment marquer des points avec un recruteur français, il faut aller au-delà des mots. Il s'agit de décrypter les codes culturels, les non-dits et les attentes qui transforment un simple échange en un exercice très formel.
En France, un entretien est rarement une conversation décontractée. C'est avant tout une démonstration de votre professionnalisme et de votre respect des codes de l'entreprise. La première impression est donc cruciale et se joue sur des détails qui pourraient sembler secondaires ailleurs.
La façon de saluer, les formules de politesse employées, et même la manière de gérer un silence... tout cela en dit long sur votre capacité à vous intégrer dans un environnement de travail typiquement français.

Le vouvoiement et la politesse : les règles d'or

Dans un contexte professionnel en France, et surtout lors d'un premier contact, le vouvoiement est la norme absolue. Tutoyer d'emblée serait perçu comme un manque de respect flagrant, une familiarité complètement déplacée. C'est au recruteur, et à lui seul, de suggérer éventuellement de passer au "tu".
Les formules de politesse sont tout aussi importantes. Un simple "Bonjour" ne suffit pas. On l'accompagne systématiquement de "Madame" ou "Monsieur", en ajoutant le nom de famille si on le connaît. Pour conclure, des phrases comme "Je vous remercie pour votre temps" sont attendues et toujours appréciées.
Voici les trois grandes étapes qui rythment un entretien en France, de la poignée de main à la prise de congé.
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Cette structure assez rigide montre que chaque moment compte et que tout l'échange est encadré par des conventions formelles.
L'intégration par la langue est un enjeu majeur en France. Pour donner une idée, rien que sur l'année scolaire 2023-2024, 88 500 jeunes non-francophones ont été scolarisés. Cette réalité se retrouve sur le marché du travail : la maîtrise de la langue et de ses codes culturels est un prérequis pour décrocher un poste. Vous pouvez consulter les données du gouvernement sur l'accueil des nouveaux arrivants pour en savoir plus.

Le langage corporel et l'art des silences

Votre attitude est observée de près. Une poignée de main ferme (sans écraser la main de l'autre !), un contact visuel franc et une posture droite sont des signaux de confiance. Évitez de croiser les bras, souvent interprété comme un signe de fermeture ou de défense.
Les silences peuvent être un peu déstabilisants, mais ils font partie intégrante de la conversation. Un recruteur peut marquer une pause pour voir comment vous réagissez. Ne vous jetez pas sur le premier mot venu pour combler le vide. Profitez-en pour respirer et structurer votre pensée.

Attention aux faux amis culturels et linguistiques

Certains comportements, tout à fait normaux dans d'autres cultures, peuvent être mal perçus ici. Par exemple, se montrer très extraverti ou partager des détails personnels dès le début peut être vu comme un manque de professionnalisme. Une certaine retenue est souvent de mise au début de l'échange.
Côté langue, méfiez-vous des "faux amis". Ces mots qui ressemblent à l'anglais mais qui ont un sens totalement différent peuvent créer des malentendus assez embarrassants.
Tableau des faux amis à éviter en entretien
Faux ami
Ce que vous pensez dire (en anglais)
Ce que ça signifie vraiment en français
L'alternative correcte
Actuellement
Actually (en fait)
At the moment (en ce moment)
En fait, effectivement
Sensible
Sensible (sensé)
Sensitive (émotif)
Sensé, raisonnable
Opportunité
Opportunity (occasion)
Appropriateness (pertinence)
Occasion, possibilité
Agenda
Agenda (ordre du jour)
Diary, schedule (emploi du temps)
Ordre du jour
Prendre conscience de ces nuances vous donnera un avantage énorme. Vous montrerez que vous ne faites pas que parler français, mais que vous comprenez la culture de travail dans laquelle vous voulez vous insérer. Et ça, c'est un atout majeur.

Passer de la théorie à la pratique avant le jour J

La confiance, ça se construit. Savoir ce que vous allez dire, c'est une chose. Le dire avec aisance sous la pression d'un entretien, c'en est une autre. Pour transformer vos connaissances en véritables compétences, il n'y a pas de secret : il faut un plan d'action et de la pratique.
La clé, c'est la régularité dans les semaines qui précèdent. Quinze minutes par jour, c'est bien plus efficace qu'une grosse session de bachotage la veille. C'est cette répétition qui va vraiment ancrer le vocabulaire et les tournures de phrases dans votre mémoire.

Mettre en place une routine de préparation

Pour arriver vraiment serein, l'idéal est de commencer à s'entraîner une à deux semaines avant l'entretien. Une routine bien pensée vous aidera à tout couvrir sans vous sentir submergé par la tâche.
Voici une trame simple que vous pouvez adapter :
  • Jours 1-3 : On pose les bases. Rédigez et commencez à mémoriser vos réponses aux questions classiques. Concentrez-vous sur la structure de vos arguments et le vocabulaire essentiel.
  • Jours 4-7 : On passe à l'oral. Commencez à réciter vos réponses à voix haute. L'idée n'est pas d'apprendre par cœur, mais de rendre votre discours de plus en plus fluide.
  • Jours 8-12 : Simulation et auto-évaluation. Passez à l'étape supérieure : enregistrez-vous. C'est souvent un peu déroutant au début, mais vous serez surpris de tout ce que vous allez remarquer.
  • Jours 13-14 : Ajustements et repos. Faites les dernières retouches, relisez vos notes une dernière fois, et surtout, reposez-vous. La confiance passe aussi par un esprit frais et dispo.
Cette approche progressive permet de bâtir son assurance brique par brique. N'oubliez pas non plus les petits détails qui font la différence, comme préparer un brouillon pour un mail de confirmation d'entretien réussi. Ça montre votre sérieux et votre organisation dès le départ.
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Polir sa prononciation et sa fluidité

Une bonne prononciation peut complètement changer la perception du recruteur. Même avec quelques petites fautes de grammaire, une élocution claire et un rythme naturel inspirent tout de suite confiance.
L'exercice le plus simple et le plus puissant ? Vous enregistrer. Prenez votre téléphone, lancez le dictaphone et répondez à une question d'entretien. Ensuite, écoutez-vous d'un œil critique :
  • Est-ce que votre débit est naturel ou plutôt saccadé ?
  • Quels sont les sons sur lesquels vous avez tendance à buter ?
  • Repérez-vous des "euh" ou d'autres tics de langage ?
Répétez l'exercice plusieurs fois, en essayant d'améliorer un point précis à chaque tentative. Vous verrez, les progrès sont très rapides. Si vous êtes en panne d'inspiration pour varier les plaisirs, jetez un œil à ces exercices de conversation en français qui donnent d'excellentes pistes pour travailler votre spontanéité.

S'entraîner en conditions réelles

Rien ne vaut la pratique avec une vraie personne en face de vous. C'est la seule façon de s'habituer à l'imprévu, aux questions de relance et à la petite montée de stress qui va avec. Il faut se confronter à de vrais accents, à différentes manières de parler.
Des plateformes comme SpeakMeeters sont conçues exactement pour ça. Elles vous connectent avec des locuteurs natifs dans un environnement bienveillant, parfait pour s'entraîner sans pression.
L'avantage de ces simulations, c'est le droit à l'erreur. Vous pouvez vous tromper, demander des corrections et recevoir des retours constructifs. C'est en faisant ces "erreurs" dans un cadre sécurisé que vous éviterez de les reproduire le jour J.
En vous habituant à différents interlocuteurs, vous gagnez énormément en adaptabilité. Le jour de l'entretien, peu importe l'accent ou le style de votre recruteur, vous serez bien plus à l'aise et prêt à mener une conversation fluide et naturelle.

Les questions que tout le monde se pose avant un entretien en français

Vous avez bachoté votre vocabulaire, vos réponses sont prêtes... et pourtant, de petites questions vous trottent encore dans la tête. C'est tout à fait normal. Mettons les choses au clair pour que vous puissiez aborder le jour J avec une confiance totale.

Comment faire avec mon accent ?

C'est LA grande angoisse de beaucoup de candidats. La bonne nouvelle ? Personne ne s'attend à ce que vous ayez l'accent de Molière. Votre accent n'est pas un problème, bien au contraire, il raconte une histoire : la vôtre.
Ce qui compte, ce n'est pas de ne pas avoir d'accent, mais d'être compréhensible. Pour ça, un seul secret : parlez plus lentement que d'habitude et articulez bien. Si vous sentez que votre interlocuteur fronce les sourcils, n'hésitez pas à reformuler. Votre accent fait partie de votre identité, assumez-le !

Et si je ne comprends pas une question ?

Surtout, ne paniquez pas. Ça arrive à tout le monde, même aux locuteurs natifs. La pire chose à faire serait de répondre à côté ou d'inventer une réponse. La meilleure stratégie ? Demander une clarification, simplement et poliment.
Quelques phrases bouées de sauvetage :
  • "Pourriez-vous reformuler la question, s'il vous plaît ?"
  • "Si je comprends bien, vous souhaitez savoir si..." (parfait pour valider votre interprétation)
  • "Le mot [...] m'échappe, pourriez-vous l'expliquer différemment ?"

Les fautes de grammaire, c'est grave ?

Absolument pas. Le recruteur est parfaitement conscient que le français n'est pas votre langue maternelle. Quelques erreurs de conjugaison ou un accord oublié ne vont pas faire couler votre candidature, promis. L'essentiel est de pouvoir mener une discussion professionnelle fluide.
Concentrez-vous sur la clarté et la pertinence de vos expériences. Mieux vaut construire une phrase simple et correcte qu'une phrase complexe et bancale qui vous fera perdre vos moyens. Allez droit au but.

Le mail de remerciement, c'est vraiment obligatoire ?

En France, c'est plus qu'une bonne pratique, c'est presque un passage obligé. Un court e-mail envoyé dans les 24 heures après l'entretien est une marque de professionnalisme qui fait toujours bonne impression. C'est le petit détail qui peut faire la différence.
Restez simple et concis :
  1. Remerciez le recruteur pour le temps qu'il vous a accordé.
  1. Répétez votre motivation en une phrase, en liant avec un point précis de votre échange.
  1. Terminez en rappelant que vous restez à sa disposition.
C'est votre dernière chance de laisser une trace positive. Ne la manquez pas !
Prêt à passer de la théorie à la pratique ? Chez SpeakMeeters, on vous met en relation avec des francophones pour simuler des entretiens en conditions réelles, mais dans un cadre bienveillant. Gagnez en fluidité et en confiance avant le grand jour. Rejoignez une session sur SpeakMeeters et assurez-vous que votre prochain entretien en français soit un succès.

Parle avec fluidité et deviens plus à l'aise.

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Olivia Rhany

Écrit par

Olivia Rhany

Passionnée de langues et de culture. Voyageuse et globe-trotter !