Sommaire
- Pourquoi les verbes en -er sont la clé du français courant
- Le pilier de la langue française
- Une porte d'entrée vers la confiance
- Le système simple de la conjugaison au présent
- Le modèle unique des terminaisons
- Conjugaison type des verbes en -er au présent de l'indicatif
- Appliquer la formule à des verbes courants
- Maîtriser les petites variations orthographiques
- La logique des verbes en -ger
- La solution pour les verbes en -cer
- Les variations des verbes en -yer
- Le cas des verbes en -eler et -eter
- Raconter des histoires avec le passé composé et l'imparfait
- Le passé composé pour les actions terminées
- L'imparfait pour le décor et les habitudes
- Passé composé ou imparfait : le guide pratique pour choisir
- Comparaison Passé Composé vs Imparfait pour les verbes en -er
- L'exception 'aller' et comment donner des instructions
- Aller, le rebelle indispensable
- Donner des ordres et des conseils avec l'impératif
- Les questions qui vous trottent dans la tête sur les verbes en -er
- Pourquoi y a-t-il autant de verbes en -er en français ?
- Quelle est la meilleure méthode pour mémoriser les conjugaisons ?
- Comment savoir si un verbe en -er se conjugue avec 'être' ou 'avoir' ?
- Le verbe 'envoyer' est-il une exception ?
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Si la conjugaison française vous semble être une montagne insurmontable, alors voyez les verbes en -er comme votre camp de base. C’est de loin le groupe de verbes le plus courant, et la bonne nouvelle, c'est qu'ils suivent une logique incroyablement prévisible. Les maîtriser, c'est s'offrir la clé pour construire des milliers de phrases utiles en un temps record.
Pourquoi les verbes en -er sont la clé du français courant
Plongeons directement au cœur du sujet. Apprendre les verbes en -er n'est pas juste une étape de plus dans votre parcours ; c'est la stratégie la plus payante pour débloquer votre capacité à communiquer. Ces verbes sont tout simplement le pilier des conversations de tous les jours.

Imaginez ce groupe de verbes comme un jeu de construction. Une fois que vous avez compris comment assembler les pièces — le radical et la terminaison —, vous pouvez créer une infinité de phrases. C'est un véritable raccourci pour gagner en confiance et parler avec plus de fluidité.
Le pilier de la langue française
Dire que les verbes en -er dominent la langue française n'est pas une exagération. Les chiffres parlent d'eux-mêmes et confirment leur importance capitale.
Les verbes en -er représentent environ 90 % de tous les verbes français. C'est ce qu'on appelle le premier groupe. Sur les quelque 8 000 verbes de la langue, près de 7 200 se terminent en -er, ce qui en fait le fondement indispensable pour quiconque apprend le français.
Cette omniprésence signifie que chaque minute passée à les étudier est un investissement rentable. En vous concentrant sur ce seul modèle, vous vous donnez les moyens de :
- Parler plus vite : Vous pourrez construire des phrases sur des sujets variés, de vos activités quotidiennes (manger, travailler) à vos passions (chanter, danser).
- Comprendre plus facilement : En reconnaissant ce schéma récurrent, vous déchiffrerez bien plus vite le sens des phrases que vous entendez.
- Bâtir une base solide : Une fois ce système maîtrisé, l'apprentissage des autres groupes et des exceptions vous semblera beaucoup moins intimidant.
Une porte d'entrée vers la confiance
L'un des plus grands freins quand on apprend une langue, c'est la peur de se tromper. Le côté prévisible des verbes en -er aide justement à faire tomber cette barrière. Chaque verbe que vous conjuguez correctement renforce votre assurance et vous donne envie de prendre la parole.
Ce guide va déconstruire le mythe de la difficulté et vous donner une feuille de route claire et simple. Nous allons décortiquer leur logique pour que vous puissiez les utiliser de manière intuitive, sans y penser. Pour un accompagnement plus poussé, des cours privés et tutorat en français peuvent vraiment accélérer votre progression.
Notre but ? Vous faire passer de la mémorisation passive à une compétence active et spontanée.
Le système simple de la conjugaison au présent
Imaginez une recette de cuisine ultra simple, avec seulement deux étapes. C'est exactement comme ça que fonctionne la conjugaison des verbes français en -er au présent. Une fois qu'on a compris le truc, c'est un mécanisme logique et répétitif, presque un jeu d'enfant.
La première étape, c'est de trouver l'ingrédient principal : le radical. Pour ça, rien de plus simple. Prenez n'importe quel verbe en -er, disons parler, et retirez la terminaison -er. Ce qu'il vous reste, parl-, c'est votre base.
Ensuite, deuxième étape : on ajoute le bon assaisonnement, c'est-à-dire la terminaison. Cette terminaison va changer selon qui fait l'action (je, tu, il…), mais la bonne nouvelle, c'est qu'elle est identique pour tous les verbes réguliers de ce groupe.
Le modèle unique des terminaisons
Cette structure radical + terminaison est vraiment la clé de voûte de la conjugaison française. Au lieu de vous arracher les cheveux à apprendre des centaines de verbes un par un, il vous suffit de mémoriser une seule série de six terminaisons pour le présent.
Voici les terminaisons à connaître sur le bout des doigts :
- Pour je (ou j') : -e
- Pour tu : -es
- Pour il / elle / on : -e
- Pour nous : -ons
- Pour vous : -ez
- Pour ils / elles : -ent
Vous avez remarqué ? Les terminaisons pour je, il, elle et on sont les mêmes. C'est une simplification de plus ! Et pour l'oral, c'est encore plus facile : les terminaisons pour je, tu, il/elle/on et ils/elles sont muettes. On ne les prononce pas, ce qui fluidifie énormément la conversation.
Ce modèle est d'une fiabilité à toute épreuve. Il s'applique à plus de 90 % des verbes en -er, soit environ 6 500 verbes ! C'est si fondamental que la plupart des écoliers français le maîtrisent après seulement quelques heures de pratique.
Le tableau suivant illustre parfaitement cette mécanique simple.
Conjugaison type des verbes en -er au présent de l'indicatif
Pronom | Radical | Termaison | Exemple (Parler) |
Je | parl- | -e | je parle |
Tu | parl- | -es | tu parles |
Il / Elle / On | parl- | -e | il / elle / on parle |
Nous | parl- | -ons | nous parlons |
Vous | parl- | -ez | vous parlez |
Ils / Elles | parl- | -ent | ils / elles parlent |
Comme vous pouvez le voir, une fois que vous avez le radical, il suffit de "clipser" la bonne terminaison. C'est tout.
Appliquer la formule à des verbes courants
Allez, mettons cette recette en pratique avec des verbes que vous utilisez tous les jours. Vous allez voir à quel point ça devient vite un automatisme.
Prenons le verbe chanter.
- Trouver le radical : On enlève -er → chant-
- Ajouter les terminaisons :
- je chante
- tu chantes
- il chante
- nous chantons
- vous chantez
- ils chantent
Un autre, avec chercher.
- Trouver le radical : cherch-
- Ajouter les terminaisons :
- je cherche
- tu cherches
- il cherche
- nous cherchons
- vous cherchez
- ils cherchent
Ce système est si régulier qu'il vous permet de conjuguer des verbes que vous ne connaissez même pas encore. Si vous apprenez le mot téléphoner, vous saurez instinctivement dire "je téléphone" ou "nous téléphonons". C'est cette prévisibilité qui rend l'apprentissage du français bien plus accessible qu'il n'y paraît.
Pour une vue d'ensemble, notre guide complet sur comment conjuguer les verbes français explore d'autres temps et groupes de verbes. Mais croyez-moi, maîtriser le présent des verbes en -er, c'est votre première et plus grande victoire.
Maîtriser les petites variations orthographiques
La bonne nouvelle avec les verbes en -er, c'est leur régularité quasi parfaite. Mais comme toute bonne règle, celle-ci a aussi ses petites subtilités. Rassurez-vous, il ne s'agit pas d'exceptions compliquées faites pour vous piéger. Ce sont plutôt de légers ajustements orthographiques qui ont un but bien précis : garder une prononciation fluide et naturelle.
Ces variations ne sortent pas de nulle part ; elles suivent une logique phonétique très claire. En comprenant le « pourquoi » derrière ces changements, vous les retiendrez sans même avoir à les apprendre par cœur. C'est ce qui fait la différence entre mémoriser et vraiment comprendre la langue, un petit plus qui change tout pour votre français, à l'écrit comme à l'oral.
Pour commencer, cette carte illustre bien le principe de base : on prend l'infinitif, on sépare la racine de la terminaison, et on construit le verbe conjugué.

Ce visuel montre que la méthode de base est simple : séparer le radical de la terminaison. Ce principe reste valable même pour les verbes qui nous intéressent ici.
La logique des verbes en -ger
Un des ajustements les plus fréquents concerne les verbes finissant en -ger, comme manger, voyager ou changer. En français, le 'g' se prononce de deux façons : un son dur [g] (comme dans « gare ») devant 'a', 'o', 'u', et un son doux [ʒ] (comme dans « girafe ») devant 'e' et 'i'.
Le souci arrive avec la première personne du pluriel, nous, dont la terminaison est -ons. Si on appliquait la règle bêtement, on écrirait "nous mangons", qui se prononcerait avec un son [g] dur. Pour conserver le son doux [ʒ] de l'infinitif, on glisse simplement un petit 'e' muet après le 'g'.
Voyons ce que ça donne :
- Manger : nous mangeons (pour conserver le son [ʒ])
- Voyager : nous voyageons
- Changer : nous changeons
Toutes les autres formes, elles, suivent la règle classique : je mange, tu manges, il mange, vous mangez, ils mangent. Un ajustement purement pratique et phonétique !
La solution pour les verbes en -cer
On retrouve un principe très similaire avec les verbes qui se terminent en -cer, comme commencer, lancer ou placer. Ici, c'est la lettre 'c' qui nous joue des tours. Elle fait un son dur [k] (comme dans « café ») devant 'a', 'o', 'u', mais un son doux [s] (comme dans « merci ») devant 'e' et 'i'.
Encore une fois, la terminaison en -ons pour nous nous pose un petit défi. Pour garder le son doux [s] de l'infinitif, on trouve une autre astuce : on transforme le 'c' en lui ajoutant une cédille, ce qui donne un 'ç'.
- Commencer : nous commençons (pour garder le son [s])
- Lancer : nous lançons
- Avancer : nous avançons
Comme pour les verbes en -ger, ce petit tour de passe-passe ne s'applique qu'à la forme nous au présent, puisque c'est la seule où la terminaison commence par un 'o'. Le reste est parfaitement régulier : je commence, tu commences, il commence, vous commencez, ils commencent.
Les variations des verbes en -yer
Pour les verbes qui finissent en -yer, comme nettoyer, payer ou essayer, on observe une petite alternance entre le 'y' et le 'i'. Ce changement n'est pas là pour faire joli ; il reflète une différence de prononciation et rend l'écriture plus fidèle au son.
La règle est la suivante : le 'y' se change en 'i' juste avant un 'e' muet. Au présent, cela touche donc les formes je, tu, il/elle/on et ils/elles, car leurs terminaisons (-e, -es, -e, -ent) ne se prononcent pas.
Prenons l'exemple de nettoyer :
- je nettoie
- tu nettoies
- il nettoie
- nous nettoyons
- vous nettoyez
- ils nettoient
Vous remarquez ? Pour nous et vous, le 'y' reste, car il n'est pas suivi d'un 'e' muet. Attention tout de même au verbe envoyer, qui est une exception notable car son radical change complètement (j'envoie, tu envoies). Il fait partie des verbes irréguliers.
Le cas des verbes en -eler et -eter
Enfin, les verbes en -eler (appeler) et en -eter (jeter) ont aussi leur propre petite manie, toujours pour une question de son. Pour garder un son ouvert, la méthode traditionnelle était de doubler la consonne : 'l' devient 'll' et 't' devient 'tt' devant un 'e' muet.
Exemples classiques :
- Jeter : je jette, tu jettes, il jette, ils jettent (mais nous jetons, vous jetez)
- Appeler : j'appelle, tu appelles, il appelle, ils appellent (mais nous appelons, vous appelez)
Cependant, depuis les rectifications orthographiques de 1990, une règle plus simple a été introduite. Aujourd'hui, on peut aussi (et c'est même de plus en plus courant) mettre un accent grave sur le 'e' du radical, sans doubler la consonne. Les deux orthographes sont acceptées.
Par exemple, pour des verbes comme acheter ou geler, on utilise l'accent grave :
- Acheter : j'achète, tu achètes, il achète
- Geler : il gèle
Au fond, ces ajustements ne sont pas des exceptions tordues pour vous compliquer la vie. Ce sont juste des solutions élégantes que la langue a trouvées pour que l'écrit et l'oral restent en parfaite harmonie.
Raconter des histoires avec le passé composé et l'imparfait
Parler au présent, c'est bien. Mais pour vraiment partager une expérience, raconter une anecdote ou décrire un souvenir, il faut voyager dans le temps ! C'est là que le passé entre en jeu. Il donne de la couleur et de la profondeur à vos conversations, transformant de simples phrases en véritables récits.
Heureusement, avec les verbes en -er, la logique reste votre meilleure amie pour maîtriser ces temps du passé.

On va se concentrer sur les deux temps du passé les plus utiles au quotidien : le passé composé et l'imparfait. Oubliez les règles compliquées, l'idée est de comprendre intuitivement quand utiliser l'un ou l'autre pour que vos histoires prennent vie.
Le passé composé pour les actions terminées
Imaginez le passé composé comme un flash d'appareil photo. Clic ! Il capture une action précise, ponctuelle et terminée. C’est le temps que vous utiliserez le plus souvent pour raconter les événements clés d'une histoire, ce qui fait avancer l'intrigue.
Sa formation est un jeu d'enfant pour les verbes en -er. Il se construit en deux parties :
- L'auxiliaire 'avoir' : On le conjugue au présent (j'ai, tu as, il/elle a, nous avons, vous avez, ils/elles ont). La grande majorité des verbes en -er utilise 'avoir'.
- Le participe passé : Pour les verbes en -er, il suffit de retirer -er et d'ajouter -é.
Par exemple, parler devient parlé. Pour manger, c'est mangé. Facile, n'est-ce pas ?
Pour dire "J'ai parlé", on assemble simplement les deux morceaux :
- J'ai parlé
- Tu as parlé
- Il a parlé
- Nous avons parlé
- Vous avez parlé
- Ils ont parlé
Ce temps est parfait pour décrire une chaîne d'actions : "Hier, j'ai travaillé toute la journée, puis j'ai regardé un film et j'ai mangé une pizza." Chaque verbe marque une étape finie.
L'imparfait pour le décor et les habitudes
Si le passé composé est un flash, l'imparfait, c'est la caméra qui filme la scène en arrière-plan. Il ne se focalise pas sur une action unique, mais plutôt sur le contexte, les descriptions, les habitudes ou les actions qui duraient dans le passé. C'est le temps de l'ambiance et de la nostalgie.
Pour le former, la méthode est tout aussi systématique. On part de la forme nous au présent (par exemple, nous parlons → radical parl-) et on ajoute les terminaisons de l'imparfait : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient.
Prenons chanter (nous chantons → chant-) :
- Je chantais
- Tu chantais
- Il chantait
- Nous chantions
- Vous chantiez
- Ils chantaient
Utilisez l'imparfait pour planter le décor : "Quand j'étais petit, je jouais dans le jardin. Le soleil brillait et les oiseaux chantaient." Ici, on ne raconte pas ce qui s'est passé, mais comment c'était.
C'est la maîtrise de cette nuance qui donnera vie à vos récits.
Passé composé ou imparfait : le guide pratique pour choisir
Savoir jongler entre ces deux temps est la clé pour raconter une histoire fluide en français. Le secret ? Se poser la bonne question : "Est-ce que je parle de l'action principale qui est terminée, ou est-ce que je décris le décor ?"
Pour vous aider à y voir plus clair, voici un petit tableau comparatif.
Comparaison Passé Composé vs Imparfait pour les verbes en -er
Ce tableau compare la formation et l'utilisation du passé composé et de l'imparfait avec des exemples clairs pour aider à choisir le bon temps verbal.
Caractéristique | Passé Composé (avec 'parler') | Imparfait (avec 'parler') |
Usage Principal | Action ponctuelle, terminée, qui fait avancer l'histoire. | Description, habitude, action en cours dans le passé. |
Exemple Clé | Soudain, j'ai parlé. (action soudaine) | Je parlais souvent avec lui. (habitude) |
Signal Temporel | Hier, la semaine dernière, soudain... | Souvent, tous les jours, pendant que... |
Fonction Narrative | Les événements principaux, le premier plan. | Le décor, l'arrière-plan. |
Imaginons une scène : "Il pleuvait (imparfait, le décor) quand soudain, le téléphone a sonné (passé composé, l'événement qui vient perturber le décor)."
L'imparfait plante le décor, et le passé composé introduit l'action qui vient tout changer. C'est en combinant les deux que vous créerez une narration riche et captivante. En vous entraînant à utiliser ces deux temps, vous allez débloquer un tout nouveau niveau d'expression en français.
L'exception 'aller' et comment donner des instructions
Dans toute grande famille, il y a toujours un petit rebelle, celui qui n'en fait qu'à sa tête. Pour les verbes français en -er, ce rebelle, c'est le verbe aller.
Même s'il se termine fièrement en -er, il ignore complètement les règles de conjugaison que nous venons de voir. Il est tellement unique qu'on le classe dans le troisième groupe, celui des verbes irréguliers.
Le mémoriser n'est pas une option, c'est une obligation. Non seulement il est partout dans les conversations de tous les jours, mais il est aussi la clé pour parler du futur proche, une structure essentielle pour exprimer ce que vous allez faire dans l'immédiat.
Aller, le rebelle indispensable
La conjugaison du verbe aller est unique en son genre, il faut donc l'apprendre par cœur. Ses formes changent tellement d'un pronom à l'autre qu'on peine à croire que c'est le même verbe.
Voici sa conjugaison au présent de l'indicatif, un incontournable absolu :
- Je vais
- Tu vas
- Il / Elle / On va
- Nous allons
- Vous allez
- Ils / Elles vont
Mais la vraie magie de ce verbe, c'est son rôle de "semi-auxiliaire". Il vous permet de construire le futur proche, la façon la plus naturelle et la plus courante de parler de l'avenir en français. La formule est d'une simplicité désarmante : aller (conjugué au présent) + verbe à l'infinitif.
Par exemple :
- Je vais manger au restaurant ce soir. (I am going to eat...)
- Nous allons regarder un film. (We are going to watch...)
- Ils vont voyager en Italie. (They are going to travel...)
Cette structure vous donne immédiatement un air plus fluide et plus naturel. Si vous voulez creuser le sujet, notre article sur la conjugaison complète du verbe aller est fait pour vous.
Donner des ordres et des conseils avec l'impératif
Maintenant que vous savez exprimer vos plans, voyons comment guider les autres. Pour donner une instruction, un conseil ou un ordre, le français a un mode bien spécifique : l'impératif.
La bonne nouvelle ? Si vous connaissez le présent, vous connaissez déjà 90 % de l'impératif ! On le forme directement à partir du présent, mais seulement pour trois personnes : tu, nous, et vous.
Le principe est simple comme bonjour : on prend la forme du présent, et on enlève le pronom sujet (tu, nous, vous).
- Pour donner un ordre à une personne que l'on tutoie (avec tu).
- Pour faire une suggestion à un groupe dont on fait partie (avec nous).
- Pour donner une instruction à un groupe ou à une personne que l'on vouvoie (avec vous).
Prenons un verbe comme parler :
- Tu parles → Parle ! (Speak!)
- Nous parlons → Parlons ! (Let's speak!)
- Vous parlez → Parlez ! (Speak!)
Attention, il y a une petite astuce à connaître, un détail qui fait toute la différence. Pour les verbes en -er (et seulement pour eux), le -s final de la forme en tu disparaît à l'impératif.
- Tu manges → Mange ! (et non "Manges !")
- Tu écoutes → Écoute !
- Tu tournes → Tourne à droite !
En maîtrisant aller et l'impératif, vous ajoutez deux outils de communication ultra-puissants à votre boîte à outils. Vous pouvez non seulement parler de vos plans, mais aussi interagir de manière directe et efficace avec les gens qui vous entourent.
Les questions qui vous trottent dans la tête sur les verbes en -er
Même avec un système aussi logique, il y a toujours de petites questions qui pointent le bout de leur nez. Et c'est tout à fait normal ! Cette section est là pour balayer les derniers doutes et vous aider à solidifier ce que vous avez appris, en répondant simplement aux interrogations les plus courantes sur les french verbs ending in er.
Considérez chaque réponse comme une explication rapide pour éclaircir les zones d'ombre. L'idée, c'est de vous donner toutes les clés pour que vous puissiez utiliser les verbes du premier groupe avec une confiance totale, en transformant vos connaissances en un réflexe naturel.
Pourquoi y a-t-il autant de verbes en -er en français ?
Si vous avez l'impression de croiser des verbes en -er à chaque coin de phrase, ce n'est pas qu'une impression. C'est un héritage direct de l'histoire de la langue française. La grande majorité d'entre eux descendent tout droit des verbes latins de la première conjugaison, ceux qui finissaient en "-are".
Par exemple, le latin amare (aimer) a tout naturellement évolué pour donner le verbe français aimer. Ce modèle de conjugaison était tout simplement le plus facile et le plus "productif" pendant que le latin se transformait peu à peu en français.
Ce qui est fascinant, c'est que ce modèle est toujours bien vivant. C'est la structure par défaut pour presque tous les nouveaux verbes qui apparaissent dans la langue, notamment ceux qui nous viennent de l'anglais. Pensez à des mots récents comme googler, chiller ou liker. Ils adoptent tous, presque instinctivement, cette terminaison. Une belle preuve que ce système est le cœur battant du français moderne.
Quelle est la meilleure méthode pour mémoriser les conjugaisons ?
Oubliez la mémorisation brute. La vraie clé, c'est l'automatisation. Essayer de retenir par cœur des tableaux de conjugaison est souvent une méthode pénible et décourageante. La meilleure approche, c'est de comprendre le système, puis de le mettre en pratique de manière active et concrète.
Voici une stratégie en trois étapes qui marche à tous les coups :
- Maîtrisez un verbe modèle. Prenez un ou deux verbes ultra courants comme parler ou chanter et apprenez leur conjugaison au présent sur le bout des doigts. Ils deviendront vos points de repère.
- Créez vos propres phrases. Au lieu de lire des listes, attrapez de nouveaux verbes et utilisez-les tout de suite pour construire des phrases simples qui ont un sens pour vous. Par exemple, si vous apprenez chercher, dites à voix haute : « Je cherche mes clés ». C’est tout bête, mais ça change tout.
- Priorisez la pratique orale. C'est l'étape la plus importante. En vous lançant dans de vraies conversations, vous n'avez pas le choix : il faut conjuguer en temps réel. Au début, vous allez hésiter, c'est sûr. Mais très vite, votre cerveau va automatiser le processus.
L'erreur fait partie du jeu. C'est en pratiquant dans un environnement bienveillant que vous allez vraiment ancrer ces schémas dans votre tête, jusqu'à ce que dire « nous parlons » devienne aussi naturel que de respirer.
Comment savoir si un verbe en -er se conjugue avec 'être' ou 'avoir' ?
Excellente question ! Le choix de l'auxiliaire au passé composé peut vite devenir un casse-tête. Heureusement, pour les verbes en -er, il existe une règle simple qui fonctionne dans l'immense majorité des cas.
La règle d'or : plus de 99 % des verbes qui finissent par -er se conjuguent avec l'auxiliaire avoir au passé composé.
- J'ai mangé.
- Tu as travaillé.
- Ils ont dansé.
Il n'existe qu'une petite poignée d'exceptions. Ce sont principalement des verbes de mouvement ou de changement d'état. Les plus fréquents sont arriver, rentrer, monter, rester, tomber et entrer. Ces quelques-uns utilisent l'auxiliaire être.
Pour un débutant, la stratégie la plus simple est de partir du principe qu'un verbe en -er utilise avoir. En cas de doute, c'est quasiment toujours le bon choix. Concentrez-vous juste sur la petite liste des exceptions avec être, plutôt que d'essayer de retenir tous les autres.
Le verbe 'envoyer' est-il une exception ?
Oui, et c'est une exception importante à connaître. Même s'il se termine par -oyer, comme nettoyer, envoyer ne suit pas la même règle où le 'y' se change en 'i'.
En fait, son radical change complètement à certaines personnes, ce qui le classe directement dans la catégorie des verbes irréguliers. Il faut donc l'apprendre séparément, il n'y a pas de secret.
Voici sa conjugaison au présent :
- j'envoie
- tu envoies
- il envoie
- nous envoyons
- vous envoyez
- ils envoient
Vous voyez ? Le radical est envoi- pour je, tu, il, ils, mais il reste envoy- pour nous et vous. Ce verbe est un bon rappel qu'il faut toujours rester vigilant, car même dans le groupe le plus régulier, il y a toujours quelques rebelles qui se cachent.
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