Sommaire
- Comprendre les deux familles de verbes en -ir
- L'astuce imparable du « nous »
- Pourquoi se concentrer sur le 2e groupe ?
- Le présent de l'indicatif : le temps de l'action
- L'imparfait et le futur simple : deux temps, deux logiques
- Le passé composé : l'action terminée
- Naviguer le subjonctif et le participe passé
- Maîtriser le subjonctif présent
- Le participe passé et son accord
- Apprivoiser les verbes irréguliers du 3e groupe
- Reconnaître les grandes familles d'irréguliers
- Une irrégularité pas si chaotique
- Se méfier des pièges classiques et s'entraîner
- Distinguer les temps et les groupes pour de bon
- Allez, à vous de jouer !
- Un doute ? On vous répond !
- Comment savoir si un verbe en -ir est du 2e ou du 3e groupe ?
- Quels verbes en -ir dois-je apprendre en priorité ?
- Y a-t-il des exceptions dans le 2e groupe ?
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En français, quand on tombe sur un verbe qui se termine en -ir, on est face à une petite bifurcation. Il y a en fait deux grandes familles de verbes en -ir, et le secret, c'est de savoir tout de suite à laquelle on a affaire. L'une est super prévisible, l'autre un peu plus... créative. Une fois qu'on a compris cette petite distinction, conjuguer la plupart de ces verbes devient un jeu d'enfant.
Comprendre les deux familles de verbes en -ir

Pour y voir plus clair, imaginez ces verbes comme deux tribus distinctes. La première, le 2e groupe, est la plus grande. C'est la famille des verbes réguliers, bien rangés, qui suivent tous la même règle. La seconde, le 3e groupe, est plus petite, un peu rebelle, et pleine d'exceptions.
Votre mission, si vous l'acceptez, est d'identifier de quelle famille vient le verbe que vous voulez utiliser. Et pour ça, il y a une astuce qui marche à tous les coups.
L'astuce imparable du « nous »
Pour savoir si un verbe en -ir est du 2e ou du 3e groupe, il suffit de le mettre au présent avec « nous ».
- Si la terminaison est en -issons, bingo ! Le verbe appartient au 2e groupe. Prenez finir : ça donne nous finissons.
- Si la terminaison est différente, alors il fait partie du 3e groupe. Par exemple, partir donne nous partons.
Cette petite technique vous donne un pouvoir immense : celui de savoir immédiatement quel modèle de conjugaison appliquer. D'ailleurs, c'est fascinant de voir comment ces mécanismes s'ancrent, un peu comme lors du développement du langage chez l'enfant.
Pourquoi se concentrer sur le 2e groupe ?
La bonne nouvelle dans tout ça ? La grande majorité des verbes en -ir que vous croiserez au quotidien font partie du 2e groupe. Et ce groupe est entièrement régulier.
Des verbes aussi courants que choisir, réussir, réfléchir ou encore grandir suivent tous le même patron.
En maîtrisant le modèle de finir, vous débloquez d'un coup la conjugaison de centaines d'autres verbes. C'est la base qui vous donnera la confiance nécessaire pour, plus tard, vous attaquer sereinement aux quelques irréguliers importants du 3e groupe.
Maintenant que vous savez repérer un verbe du 2e groupe en un clin d'œil, on va s'attaquer à la conjugaison. Et la bonne nouvelle, c'est que ce groupe est d'une régularité exemplaire.

Pensez à ce groupe comme à un jeu de construction : une fois que vous avez le modèle, vous pouvez assembler une infinité de phrases correctes. Pour illustrer ça, on va prendre le verbe finir comme brique de base.
La logique est toute simple. On enlève la terminaison -ir de l'infinitif pour isoler ce qu'on appelle le radical (la base du verbe), puis on vient y coller la bonne terminaison. Pour finir, le radical est donc fin-. C'est sur cette base que tout va se construire.
Le présent de l'indicatif : le temps de l'action
Le présent est de loin le temps le plus utilisé. Pour les verbes du 2e groupe, les terminaisons ont une petite particularité : ce fameux son "-iss-" qui apparaît au pluriel.
- je finis
- tu finis
- il/elle/on finit
- nous finissons
- vous finissez
- ils/elles finissent
Ce schéma -is, -is, -it, -issons, -issez, -issent est la clé de voûte. Une fois que vous le connaissez, vous pouvez conjuguer des dizaines de verbes. D'ailleurs, ce modèle s'applique à près de 80 % des verbes en -ir que l'on entend dans les conversations de tous les jours. C'est un sacré avantage !
Par exemple, avec le verbe choisir, la logique reste exactement la même : Je choisis ce livre, Nous choisissons de rester. C'est simple et efficace.
L'imparfait et le futur simple : deux temps, deux logiques
Ces deux temps deviennent un jeu d'enfant une fois qu'on a compris le présent, et plus particulièrement la forme avec nous.
Ça donne donc : je finissais, tu finissais, il finissait, nous finissions, vous finissiez, ils finissaient.
Pour le futur, c'est encore plus direct. On prend l'infinitif complet du verbe (finir) et on y colle les terminaisons du futur : -ai, -as, -a, -ons, -ez, -ont. On obtient ainsi : je finirai, tu finiras, il finira.
Le passé composé : l'action terminée
Pour parler d'une action passée et terminée, vous avez besoin de deux éléments : un auxiliaire (avoir ou être) et le participe passé du verbe. Pour la quasi-totalité des verbes du 2e groupe, l'auxiliaire est avoir.
Et le participe passé ? Il est d'une régularité absolue : il se termine toujours par un -i.
- finir → fini
- choisir → choisi
- réussir → réussi
On dira donc : J'ai fini mes devoirs ou Elle a choisi une nouvelle robe. Pour aller plus loin dans la construction de phrases avec ces verbes, notre guide sur les verbes réguliers en -ir pourrait vous être très utile.
En maîtrisant ces quatre temps, vous avez déjà une base extrêmement solide pour vous exprimer avec confiance. La prévisibilité du 2e groupe est un véritable cadeau pour quiconque apprend le français !
Pour vous aider à visualiser tout ça, voici un tableau récapitulatif des temps essentiels.
Temps | Je | Tu | Il/Elle/On | Nous | Vous | Ils/Elles |
Présent | finis | finis | finit | finissons | finissez | finissent |
Imparfait | finissais | finissais | finissait | finissions | finissiez | finissaient |
Passé Composé | ai fini | as fini | a fini | avons fini | avez fini | ont fini |
Futur Simple | finirai | finiras | finira | finirons | finirez | finiront |
Gardez ce tableau sous la main, il vous servira de référence rapide jusqu'à ce que ces terminaisons deviennent une seconde nature pour vous.
Naviguer le subjonctif et le participe passé
Le subjonctif et le participe passé… rien que ces mots peuvent faire un peu peur. Pourtant, pour les verbes réguliers en -ir du 2e groupe, ils cachent une simplicité assez rassurante. Oubliez les règles complexes et les exceptions à n’en plus finir ; ici, la logique sera votre meilleure alliée.
Contrairement aux autres temps qui décrivent des actions concrètes et certaines, le subjonctif, lui, est le mode de la subjectivité. Il exprime un doute, un souhait, une nécessité ou une émotion. On le retrouve souvent après des expressions comme « il faut que… », « je veux que… » ou « je doute que… ».
Maîtriser le subjonctif présent
La bonne nouvelle ? Pour les verbes du 2e groupe, la formation du subjonctif présent est incroyablement régulière. Une fois que vous avez compris le mécanisme, vous pouvez l’appliquer à tous les verbes de ce groupe sans réfléchir.
La construction est toute simple : on prend le radical de la 3e personne du pluriel au présent de l’indicatif (la forme avec ils/elles) et on ajoute les terminaisons du subjonctif : -e, -es, -e, -ions, -iez, -ent.
Prenons notre verbe témoin, finir. Au présent, on dit ils finissent. Le radical est donc finiss-. Il ne reste plus qu’à coller les terminaisons :
- que je finisse
- que tu finisses
- qu'il/elle finisse
- que nous finissions
- que vous finissiez
- qu'ils/elles finissent
Bien sûr, tous les verbes ne sont pas aussi simples. Pour explorer les subtilités de ce mode avec des verbes irréguliers, notre article sur la conjugaison de venir au subjonctif vous donnera des exemples concrets et des explications claires.
Le participe passé et son accord
Le participe passé est un autre pilier de la conjugaison française, indispensable pour construire les temps composés comme le passé composé. Et là encore, les verbes du 2e groupe nous facilitent la vie : leur participe passé se termine toujours par un -i.
- Finir → fini
- Choisir → choisi
- Grandir → grandi
- Réfléchir → réfléchi
Cette forme sert à construire des temps comme le passé composé (j'ai fini) ou le plus-que-parfait (j'avais fini).
Le seul petit point de vigilance concerne l'accord. Avec l'auxiliaire avoir, la règle générale est simple : le participe passé ne s'accorde jamais avec le sujet. On dira donc : Elle a choisi ses vêtements.
L'accord se fait uniquement si un complément d'objet direct (COD) est placé avant le verbe. C'est le cas dans une phrase comme : La décision qu'elle a prise... mais cette construction est moins fréquente avec les verbes du 2e groupe.
En maîtrisant le subjonctif et le participe passé de ces verbes, vous ouvrez la porte à une expression beaucoup plus riche et nuancée.
Apprivoiser les verbes irréguliers du 3e groupe
Maintenant que le monde bien ordonné des verbes du 2e groupe est clair pour vous, il est temps de rencontrer les fortes têtes : les verbes du 3e groupe qui se terminent aussi en -ir. On peut les voir comme les rebelles de la conjugaison française, ceux qui refusent de suivre sagement le modèle en « -issons ».
Mais ne vous laissez pas impressionner. Même s'ils sont qualifiés d'irréguliers, beaucoup suivent en réalité des schémas assez logiques. L'astuce, ce n'est pas d'apprendre par cœur une liste interminable, mais plutôt de les regrouper en petites « familles » qui partagent des traits communs.
Reconnaître les grandes familles d'irréguliers
Plutôt que de les voir comme une masse chaotique, imaginez-les comme des tribus avec leurs propres coutumes. Voici les plus importantes que vous croiserez tous les jours :
- La famille de partir : Des verbes comme sortir, sentir, mentir ou dormir suivent ce modèle. Au présent, les terminaisons pour je, tu et il/elle sont -s, -s, -t. Par exemple : je pars, tu pars, il part.
- **La famille d'ouvrir : Ces verbes, comme offrir, couvrir ou souffrir, sont un peu surprenants. Ils empruntent carrément les terminaisons des verbes réguliers en -er au présent ! On dit donc : j'ouvre, tu ouvres, il ouvre. Une sacrée exception !
- La famille de venir : Des verbes aussi cruciaux que tenir et ses dérivés (contenir, obtenir) suivent cette conjugaison très particulière. La maîtriser est indispensable : je viens, tu viens, il vient, mais attention, nous venons.
En vous concentrant sur ces trois modèles, vous couvrez déjà une très grande partie des verbes irréguliers en -ir les plus utiles. C'est une approche bien plus maline que le bachotage.
Ce schéma visuel vous aide à voir comment même les verbes en -ir les plus complexes, comme ceux qui forment leur subjonctif ou leur participe passé, suivent une certaine logique.

Même pour les irréguliers, la structure de base de la langue guide la formation de ces temps essentiels, comme le montre bien l'infographie.
Une irrégularité pas si chaotique
C'est vrai, le français a sa dose de verbes irréguliers, mais il y a plus de prévisibilité qu'on ne le pense. Les verbes en -ir comme offrir ou souffrir, qui se conjuguent parfois comme ceux du premier groupe, illustrent bien cette subtilité. Statistiquement, sur les 40 % de verbes français considérés comme irréguliers, ceux en -ir ne représentent que 10 %. Et parmi eux, 90 % sont prévisibles au présent. Pour creuser le sujet, vous pouvez jeter un œil à des analyses détaillées des verbes irréguliers français.
Par exemple, si vous savez conjuguer partir, vous saurez instinctivement dire je sors ou tu mens. La logique est la même, seul le radical du verbe change. C'est une méthode bien plus stratégique pour apprivoiser ces fameuses exceptions.
Se méfier des pièges classiques et s'entraîner
Maintenant que la théorie est posée, il est temps de passer à la pratique. Apprendre les verbes en -ir, ce n'est pas juste réciter des tableaux par cœur. L'objectif, c'est de les utiliser avec naturel, sans trébucher sur les erreurs qui trahissent souvent les non-natifs. Transformons ces connaissances en de véritables automatismes.
L'un des pièges les plus courants, c'est de mélanger les verbes du 2e et du 3e groupe. Un apprenant dira parfois "je partisse" au lieu de "je pars", parce qu'il applique la règle du 2e groupe à un verbe qui n'en fait pas partie. La solution ? Toujours revenir à notre astuce magique du "nous" : on dit nous partons, et non nous partissons.
Une autre source de confusion fréquente vient des sonorités. Certains temps se ressemblent et on peut vite les intervertir à l'oral, notamment le passé composé et le présent, ou pire, l'imparfait et le conditionnel.
Distinguer les temps et les groupes pour de bon
Pour arrêter de se tromper, il faut créer des réflexes. Voici quelques points de vigilance et des astuces simples pour ne plus tomber dans le panneau.
1. La confusion entre 2e et 3e groupe au présent
L'erreur typique est de coller une terminaison en -is à un verbe du 3e groupe.
- À ne pas dire : Je sorsis ce soir.
- Correct : Je sors ce soir.
L'astuce est simple : si le verbe est un cousin de partir ou sortir, souvenez-vous que les formes au singulier se terminent en -s, -s, -t.
2. Le duel imparfait vs. conditionnel
Ces deux-là sont de faux jumeaux. Leurs terminaisons sont si proches qu'on peut facilement les mélanger, surtout en parlant.
- Imparfait : Si je finissais plus tôt, je serais content. (Exprime une condition, une hypothèse.)
- Conditionnel : Je finirais plus tôt si je pouvais. (Exprime la conséquence de cette hypothèse.)
L'imparfait décrit une situation ou une habitude dans le passé, ou pose une condition dans une phrase avec "si". Le conditionnel, lui, exprime ce qui se passerait si cette condition était remplie. La clé pour ne pas les confondre est de regarder la base du verbe : on utilise finiss- pour l'imparfait, et l'infinitif complet finir- pour le conditionnel.
Allez, à vous de jouer !
La meilleure façon de vraiment intégrer tout ça, c'est de pratiquer. C'est en forgeant qu'on devient forgeron, et c'est en conjuguant qu'on devient... fluide !
Voici quelques phrases à compléter. Essayez de trouver la bonne forme du verbe entre parenthèses sans jeter un œil aux tableaux.
- Il faut que tu ________ (choisir) une date pour la réunion.
- Hier, nous ________ (finir) le projet très tard.
- Si nous avions le temps, nous ________ (réfléchir) davantage.
- Je ne crois pas qu'ils ________ (réussir) sans aide.
- Quand j'étais petit, je ________ (grandir) très vite.
Vous pouvez aussi vous entraîner à voix haute. Racontez votre journée en utilisant des verbes comme finir, choisir et sortir. Par exemple : "Aujourd'hui, j'ai fini mon travail à 18h. J'ai choisi de rentrer à pied. Puis, je suis sorti avec des amis."
Pratiquer de cette manière, en contexte, c'est bien plus efficace que de réciter des listes de conjugaison. Pour passer au niveau supérieur et gagner en spontanéité, rien ne vaut une conversation avec des natifs. Sur une plateforme comme SpeakMeeters, vous pouvez vous exercer dans un cadre bienveillant, où faire des erreurs fait partie du jeu. C'est l'occasion idéale de tester vos connaissances sur les french ir verb endings et de recevoir des conseils en direct.
Un doute ? On vous répond !
Même après avoir décortiqué la théorie, il reste souvent quelques petites questions qui trottent dans la tête. C’est tout à fait normal ! Cette partie est là pour y répondre directement et lever les derniers doutes que vous pourriez avoir sur les verbes en -ir.
On a rassemblé ici les questions qui reviennent le plus souvent, celles qui créent le plus de confusion chez les apprenants. L'idée, c'est de repartir d'ici avec les idées claires et une confiance béton.
Comment savoir si un verbe en -ir est du 2e ou du 3e groupe ?
C'est LA grande question, et heureusement, il existe une astuce infaillible. Pour ne plus jamais vous tromper, il suffit de conjuguer le verbe à la première personne du pluriel (nous) au présent.
Le résultat est immédiat :
- Si la terminaison est en -issons, c'est un verbe du 2e groupe. Par exemple, choisir donne nous choisissons. C'est réglé.
- Si la terminaison est différente (le plus souvent en -ons), il s'agit d'un verbe du 3e groupe. Par exemple, partir devient nous partons et dormir donne nous dormons.
Quels verbes en -ir dois-je apprendre en priorité ?
Devant la montagne de verbes qui existe, il faut être stratégique. Personne n'attend de vous que vous mémorisiez tout d'un coup. Le plus malin, c'est de se concentrer sur un petit noyau de verbes très fréquents pour pouvoir construire des phrases utiles rapidement.
Pour le 2e groupe, commencez par ces quatre piliers :
- Finir
- Choisir
- Réussir
- Réfléchir
Pour les irréguliers du 3e groupe, cette petite liste vous donnera déjà une flexibilité incroyable au quotidien :
- Partir
- Sortir
- Dormir
- Venir
- Ouvrir
Rien qu'avec ces quelques verbes, vous pourrez déjà vous exprimer dans une multitude de situations courantes.
Y a-t-il des exceptions dans le 2e groupe ?
Excellente question ! Et la réponse est l'une des meilleures nouvelles de la grammaire française : non. Le 2e groupe est d'une régularité exemplaire.
Une fois que vous avez compris le modèle de finir, vous pouvez l'appliquer à tous les autres verbes de ce groupe, à n'importe quel temps, sans jamais craindre une mauvaise surprise. On cite parfois le verbe haïr à cause de son tréma, mais ses terminaisons sont exactement les mêmes. On peut donc considérer ce groupe comme 100 % fiable.
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