How do you conjugate verbs in french: A quick, clear guide

How do you conjugate verbs in french: A quick, clear guide
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La conjugaison française, ça vous fait peur ? C'est normal. Au premier abord, ça peut ressembler à une montagne de règles à mémoriser. Pourtant, c'est beaucoup plus simple qu'il n'y paraît. L'idée, c'est de changer la fin d'un verbe pour qu'elle colle au sujet (je, tu, il...) et au temps (présent, passé, futur). C'est un système qui a sa propre logique : une fois que vous avez pigé le truc pour les verbes réguliers et les quelques irréguliers incontournables, vous pourrez construire des milliers de phrases.

Comprendre la logique de la conjugaison française

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Avant de vous lancer tête baissée dans les tableaux de conjugaison, prenez un instant pour comprendre le mécanisme. Imaginez un jeu de construction avec seulement trois types de briques. Chaque verbe que vous prononcez ou écrivez est simplement l'assemblage de ces trois pièces.

Les trois piliers de la conjugaison

Pour vraiment maîtriser l'art de conjuguer, il faut voir chaque verbe comme une petite formule à trois ingrédients :
  • Le pronom sujet : C'est la personne ou la chose qui fait l'action. En français, on ne peut quasiment jamais s'en passer. Il s'agit des fameux je, tu, il, elle, on, nous, vous, ils, et elles.
  • Le radical : C'est le cœur du verbe, la partie qui donne le sens. Pour la plupart des verbes réguliers, il ne bouge pas. Si on prend le verbe parler, son radical est parl-.
  • La terminaison : C'est la partie qui change tout le temps. Elle s'adapte comme un caméléon au pronom et au temps. Pour je parle, la terminaison, c'est -e.
Cette structure, c'est la clé de tout. Quand vous dites « Nous finissons », vous combinez instinctivement le pronom (nous), le radical du verbe finir (fin-) et la terminaison du présent qui va avec (-issons).

Une boussole pour s'orienter : les groupes de verbes

Pour nous faciliter la vie, les grammairiens ont classé les verbes français en trois grands groupes, selon la fin de leur infinitif. Cette classification, c'est un peu votre boussole pour savoir quel jeu de terminaisons utiliser.
Le premier groupe est le plus grand et le plus sympa. Il regroupe presque tous les verbes finissant en -er (sauf aller, l'éternel rebelle). Pensez à chanter, danser, manger. Ils sont très prévisibles, ce qui en fait le point de départ idéal.
Le deuxième groupe rassemble les verbes en -ir qui ont une particularité : ils font leur pluriel en -issons avec nous. C'est le cas de finir (nous finissons) ou de choisir (nous choisissons).
Enfin, le troisième groupe, c'est un peu le "fourre-tout". On y trouve tous les autres : les verbes en -re, les verbes en -ir qui ne sont pas du deuxième groupe (comme partir), et bien sûr les superstars comme être, avoir, aller et faire.
Pour aller plus loin et vous immerger dans la langue, notamment pour maîtriser ces subtilités, vous pourriez jeter un œil à des programmes de francisation. Comprendre ce système de groupes est vraiment la première étape pour naviguer avec confiance dans le monde de la conjugaison française.

Maîtriser les verbes réguliers au présent

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La bonne nouvelle, c'est que la grande majorité des verbes français sont réguliers. Qu'est-ce que ça veut dire ? Tout simplement qu'ils suivent une logique, un modèle prévisible. Une fois que vous avez compris ces schémas, vous serez capable de conjuguer des milliers de verbes sans même y penser.
Pour commencer, concentrons-nous sur le présent de l'indicatif. C'est le temps que vous allez utiliser 90% du temps dans vos conversations quotidiennes, que ce soit pour vous présenter, décrire ce que vous faites ou parler de vos habitudes.

Le premier groupe : les verbes en -er

Les verbes qui se terminent par -er à l'infinitif (comme parler, chanter, aimer) sont de loin les plus nombreux. Et les plus faciles ! La règle est simple : on enlève la terminaison -er pour obtenir le radical, puis on ajoute la bonne terminaison.
Voici les terminaisons à connaître par cœur :
  • je : -e
  • tu : -es
  • il/elle/on : -e
  • nous : -ons
  • vous : -ez
  • ils/elles : -ent
Prenons un exemple concret avec parler. Le radical est parl-. Il suffit d'appliquer la règle :
  • Je parle avec mon ami.
  • Tu parles trop vite !
  • Elle parle français couramment.
  • Nous parlons de notre voyage.
  • Vous parlez de quoi ?
  • Ils parlent d'affaires.
Un petit piège pour les débutants : même si les terminaisons s'écrivent différemment, pour je, tu, il/elle, et ils/elles, elles sont souvent muettes ou se prononcent de la même façon. C'est une petite gymnastique auditive au début, mais votre oreille s'y fera très vite.

Le deuxième groupe : les verbes en -ir

On passe ensuite au deuxième groupe, qui rassemble beaucoup de verbes en -ir comme finir, choisir, ou réussir. Leur signe distinctif, c'est l'apparition du son "-iss-" au pluriel (nous, vous, ils/elles). C'est ce qui permet de les différencier des verbes irréguliers en -ir comme partir.
La méthode ne change pas : on isole le radical (en retirant -ir) et on ajoute les terminaisons suivantes :
  • je : -is
  • tu : -is
  • il/elle/on : -it
  • nous : -issons
  • vous : -issez
  • ils/elles : -issent
Voyons ce que ça donne avec finir, dont le radical est fin- :
  • Je finis mon travail.
  • Tu finis toujours en avance.
  • Il finit son assiette.
  • Nous finissons le projet ensemble.
  • Vous finissez à quelle heure ?
  • Elles finissent leur lecture.

Le troisième groupe : les verbes réguliers en -re

Enfin, le dernier groupe de verbes réguliers se termine en -re, comme attendre, vendre ou répondre. Ils sont moins nombreux, mais tout aussi importants. On retire la terminaison -re et on applique le modèle.
Voici les terminaisons à mémoriser :
  • je : -s
  • tu : -s
  • il/elle/on : - (aucune terminaison, le radical se finit souvent par un "d" ou un "t")
  • nous : -ons
  • vous : -ez
  • ils/elles : -ent
Un exemple avec le verbe attendre (radical attend-) rendra les choses plus claires :
  • J'attends le bus.
  • Tu attends une réponse ?
  • On attend devant le cinéma.
  • Nous attendons nos amis.
  • Vous attendez depuis longtemps ?
  • Ils attendent le début du film.
Pour récapituler, voici un tableau qui synthétise ces trois modèles de conjugaison au présent. C'est un excellent outil à garder sous la main au début.

Tableau des terminaisons des verbes réguliers au présent

Ce tableau synthétise les terminaisons à appliquer au radical des verbes réguliers pour chacun des trois groupes au présent de l'indicatif.
Pronom
1er Groupe (-er)
2ème Groupe (-ir)
3ème Groupe (-re)
je
-e
-is
-s
tu
-es
-is
-s
il/elle/on
-e
-it
- (rien)
nous
-ons
-issons
-ons
vous
-ez
-issez
-ez
ils/elles
-ent
-issent
-ent
En vous familiarisant avec ces trois modèles, vous construirez des automatismes solides. La clé, ce n'est pas de tout mémoriser d'un coup, mais de comprendre la logique derrière chaque groupe. La pratique fera le reste

Apprivoiser les verbes irréguliers incontournables

Si les verbes réguliers sont la fondation rassurante de la conjugaison, les verbes irréguliers en sont les piliers. Ils peuvent faire un peu peur au début, avec leurs airs de rebelles qui refusent de suivre les règles. Pourtant, la clé n'est pas de s'épuiser à mémoriser des listes interminables, mais d'être malin.
L'astuce, c'est de se concentrer sur les plus utiles, ceux que vous croiserez dans neuf conversations sur dix. En vous focalisant sur les "quatre fantastiques" – être, avoir, aller, et faire – vous débloquerez une énorme partie de la communication de tous les jours. Ces verbes ne sont pas de simples exceptions ; ce sont les couteaux suisses de la langue française.

Mais pourquoi sont-ils si fréquents ?

Vous vous demandez sûrement pourquoi le français aime tant se compliquer la vie avec ces irrégularités, surtout sur des verbes aussi courants. C’est en fait un phénomène linguistique assez logique. Les verbes les plus anciens et les plus utilisés sont ceux qui ont le mieux résisté aux vagues de standardisation au fil des siècles. Ils ont gardé leurs formes uniques parce qu'ils étaient tout simplement trop ancrés dans le langage quotidien pour être changés.
Le français moderne compte près de 8 000 verbes, et l'immense majorité est bien sage et régulière. La difficulté vient du fait que les irréguliers sont concentrés là où ça compte le plus. Sur les 1 000 verbes les plus fréquents, environ un tiers présentent des formes irrégulières. C'est cette concentration qui donne l'impression que tout est chaotique au début. Vous pouvez trouver plus de détails sur cette répartition sur Le Conjugueur.

Être et Avoir : les deux piliers de la langue

Ces deux-là sont plus que de simples verbes ; ce sont des auxiliaires. Cela signifie qu'ils servent de briques pour construire d'autres temps, comme le passé composé. Autant dire que les maîtriser n'est pas une option, c'est une nécessité absolue.
Être (to be), c'est le verbe de l'identité, de l'état et de la localisation.
  • Je suis fatigué. (état)
  • Tu es à Paris. (localisation)
  • Nous sommes étudiants. (identité)
Avoir (to have) exprime la possession, mais aussi tout un tas de sensations courantes.
  • J'ai une voiture. (possession)
  • Elle a faim. (sensation)
  • Ils ont 25 ans. (âge)
Leur conjugaison au présent est totalement unique et doit être apprise par cœur. Il n'y a pas de raccourci, mais la bonne nouvelle, c'est qu'une fois que c'est fait, c'est fait pour de bon.
Pronom
Être
Avoir
je
suis
ai
tu
es
as
il/elle/on
est
a
nous
sommes
avons
vous
êtes
avez
ils/elles
sont
ont

Aller et Faire : les champions de l'action

Juste après les auxiliaires, aller et faire sont sans doute les deux verbes d'action les plus importants. Non seulement on les utilise tout le temps, mais ils se glissent aussi dans un nombre incalculable d'expressions idiomatiques.
Aller (to go) est évidemment essentiel pour parler de mouvement, mais aussi, et c'est très pratique, pour former le futur proche.
  • Je vais au cinéma. (mouvement)
  • Tu vas bien ? (état de santé)
  • Nous allons manger. (futur proche)
Faire (to do/make) est un véritable caméléon. Il couvre une gamme d'actions qui va de la création aux activités en tout genre.
  • Il fait un gâteau. (créer)
  • Vous faites du sport ? (activité)
  • Elles font leurs devoirs. (tâche)
Comme pour les deux premiers, leur conjugaison au présent est très particulière et demande un peu d'attention.
Pronom
Aller
Faire
je
vais
fais
tu
vas
fais
il/elle/on
va
fait
nous
allons
faisons
vous
allez
faites
ils/elles
vont
font

Comment les mémoriser sans s'arracher les cheveux

Oubliez les tableaux de conjugaison bruts et indigestes. La meilleure manière de faire entrer ces verbes dans votre tête est de les utiliser dans des phrases qui ont du sens pour vous.
  1. Créez des "phrases réflexes" : Associez chaque pronom à une phrase courte et personnelle. Par exemple, "Je suis [votre nationalité]", "J'ai [votre âge]", "Je vais [un lieu que vous aimez]". Répétez-les à voix haute, encore et encore.
  1. Écoutez et repérez : Quand vous écoutez une chanson ou regardez une série en français, lancez-vous le défi de repérer ces quatre verbes. Vous serez surpris de voir à quel point ils sont partout. Cette écoute active aide le cerveau à les enregistrer sans même y penser.
  1. Utilisez-les pour poser des questions : La meilleure façon de pratiquer, c'est de discuter. Sur des plateformes comme SpeakMeeters, vous pouvez vous entraîner avec des locuteurs natifs. Essayez de lancer la conversation avec des questions simples comme "Où vas-tu ?", "Qu'est-ce que tu fais ?" ou "As-tu faim ?".
En vous concentrant sur ces quatre mousquetaires de la conjugaison, vous ne faites pas que mémoriser des exceptions. Vous construisez activement votre capacité à former des phrases utiles et à comprendre des conversations réelles. C'est l'approche la plus efficace pour transformer ce qui semble être un obstacle en un véritable tremplin vers la fluidité.

Voyager dans le temps avec les temps verbaux essentiels

Maîtriser le présent, c'est comme apprendre à marcher. Une fois que c'est acquis, on peut commencer à courir et à explorer de nouveaux horizons : le passé et le futur. C'est là que vos histoires prennent vie, que vous pouvez enfin partager des souvenirs, raconter votre journée et rêver à vos projets.
Pour voyager dans le temps en français, trois temps sont absolument incontournables. Voyons-les non pas comme de simples règles de grammaire, mais comme des outils pour tisser des récits plus riches et plus vivants.

Le passé composé pour raconter les actions clés

Le passé composé est votre meilleur ami pour parler d'événements terminés et bien délimités dans le temps. Imaginez-le comme le flash d'un appareil photo : il capture un moment précis, une action qui a un début et une fin clairs. C'est le temps que vous utiliserez pour dire ce que vous avez fait hier ou la semaine dernière.
Pour le former, rien de bien sorcier. Il vous faut deux ingrédients :
  1. L’auxiliaire : Le verbe avoir ou être au présent. La grande majorité des verbes se conjuguent avec avoir.
  1. Le participe passé : C'est la forme du verbe qui exprime l'action terminée. Pour les verbes en -er, il se finit en (parlé), pour ceux en -ir, en -i (fini), et pour ceux en -re, en -u (vendu).
Par exemple :
  • Hier, j'ai mangé une pomme. (Action terminée)
  • La semaine dernière, nous avons regardé un film. (Événement ponctuel)
Ce temps est le pilier de toute narration au passé. Si vous voulez creuser sa construction, notre guide pour apprendre le passé composé est là pour ça.

L'imparfait pour peindre le décor

Si le passé composé est la photo de l'action, l'imparfait est le décor, l'ambiance, le contexte. Il ne se focalise pas sur une action finie, mais plutôt sur une situation qui durait, une habitude passée ou une description. C'est le temps des souvenirs d'enfance et des atmosphères.
Sa formation est heureusement très régulière. On prend la forme nous du verbe au présent, on retire la terminaison -ons, et on ajoute les terminaisons de l'imparfait : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient.
  • Quand j'étais petit, je jouais au football tous les jours. (Habitude)
  • Il faisait froid et le vent soufflait fort. (Description)
Cette infographie vous montre bien à quel point certains verbes, souvent irréguliers, sont au cœur de la conjugaison française.
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On voit tout de suite qu'en maîtrisant ces quelques piliers, on débloque une grande partie des conversations du quotidien.

Passé composé ou imparfait : comment choisir ?

La confusion entre ces deux temps est un grand classique, mais la logique est assez simple. Le passé composé fait avancer l'histoire (ce qui s'est passé), tandis que l'imparfait met la scène en pause pour la décrire (ce qui était en train de se passer).
Imaginez un peu :
  • Je marchais dans la rue (imparfait : le décor, l'action qui dure) quand soudain, j'ai vu mon ami (passé composé : l'événement soudain qui interrompt l'action).

Le futur simple pour se projeter

Enfin, pour parler de vos projets, de vos ambitions ou juste de ce qui va se passer demain, le futur simple est votre allié. Il exprime une certitude ou une intention ferme dans l'avenir.
Sa construction est l'une des plus simples qui soient. On prend l'infinitif du verbe (par exemple, parler) et on y colle les terminaisons du futur : -ai, -as, -a, -ons, -ez, -ont.
  • Demain, je parlerai à mon patron.
  • L'année prochaine, nous voyagerons en Italie.
Pour la petite histoire, la forme du futur simple est le fruit d'une longue évolution. Ce qu'on voit aujourd'hui comme une simple terminaison était en fait le verbe avoir qui venait se greffer à l'infinitif. « Je parlerai » vient donc de l'ancien français « parler ai », qui signifiait littéralement « j'ai à parler ». C'est fascinant de voir comment la langue s'est simplifiée au fil des siècles.
En maîtrisant ces trois temps, vous faites bien plus que conjuguer. Vous apprenez à structurer un récit, à nuancer vos propos et à voyager librement entre hier, aujourd'hui et demain. Et le meilleur moyen de les faire vôtres, c'est de raconter vos propres histoires, même les plus simples, en pratiquant avec des natifs.

Construire des phrases qui sonnent juste

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La conjugaison, c'est le moteur. Mais pour que la voiture avance vraiment, il faut apprendre à la piloter. Maintenant que vous avez les bases des temps principaux, il est temps de passer à la vitesse supérieure : construire des phrases complètes, celles qu'on utilise tous les jours. C’est le moment où la grammaire quitte les manuels pour devenir un vrai outil de communication.
On va se concentrer sur deux piliers de la conversation : savoir dire non et poser des questions. Si vous maîtrisez ça, vos monologues vont vite se transformer en dialogues fluides et naturels.

La négation, simple et efficace

En français, pour exprimer le contraire, on adore encadrer le verbe. La formule magique, c'est bien sûr ne... pas. C'est LA structure de base que vous devez connaître sur le bout des doigts.
La règle est un jeu d'enfant : ne se place juste avant le verbe (ou l'auxiliaire, pour les temps composés) et pas juste après.
  • Affirmatif : Je parle anglais.
  • Négatif : Je ne parle pas anglais.
Quand on passe au passé composé, la négation vient se blottir autour de l'auxiliaire avoir ou être.
  • Affirmatif : Tu as fini tes devoirs.
  • Négatif : *Tu **n'*as pas fini tes devoirs. (Vous avez vu ? Le ne devient n' devant une voyelle, c'est plus joli à l'oreille.)
Bien sûr, le français ne serait pas le français sans ses nuances. Il y a d'autres manières de dire "non" pour être plus précis :
  • ne... jamais : Pour une fréquence nulle. (Je ne mange jamais de viande.)
  • ne... plus : Pour une action terminée, c'est fini ! (Il ne fume plus.)
  • ne... rien : L'équivalent de "nothing". (Je ne vois rien.)
  • ne... personne : L'équivalent de "nobody". (Elle ne connaît personne ici.)

L'art de poser les bonnes questions

Savoir poser une question est sans doute la compétence la plus cruciale pour faire vivre une conversation. En français, on a principalement trois façons de s'y prendre, chacune avec sa propre "couleur" selon le contexte.
  1. Avec l'intonation (le mode décontracté) C'est la méthode la plus simple, celle qu'on utilise tout le temps entre amis ou en famille. Vous gardez la structure d'une phrase normale, et hop, vous montez un peu la voix à la fin. C'est tout !
      • Vous venez ce soir ?
      • Tu as faim ?
  1. Avec "Est-ce que" (le passe-partout) Cette formule est votre meilleure amie. Elle est claire, polie, et fonctionne dans presque toutes les situations. Pas besoin de changer l'ordre des mots, il suffit de placer "Est-ce que" (ou Est-ce qu' devant une voyelle) au début.
      • Est-ce que vous venez ce soir ?
      • Est-ce qu'elle parle français ?
  1. Avec l'inversion (la touche formelle) Voilà la version plus élégante, très fréquente à l'écrit ou quand on veut être particulièrement poli. On inverse simplement le verbe et le pronom sujet, en ajoutant un petit trait d'union entre les deux.
      • Venez-vous ce soir ?
      • Parle-t-elle français ? (Remarquez le "-t-" qu'on glisse entre le verbe et le pronom pour que ça sonne mieux quand le verbe finit par une voyelle).
Choisir entre ces trois formes n'est pas anodin, ça en dit long sur votre relation avec la personne et le niveau de formalité. Comprendre ça, c'est un grand pas pour sonner plus naturel.
Pour ceux qui veulent aussi muscler leur vocabulaire, il existe des outils sympas comme le jeu Vocabulon des petits. Avoir plus de mots dans sa besace, combiné à une bonne maîtrise de la structure des phrases, c'est la recette gagnante pour une communication réussie.

Les questions que tout le monde se pose sur la conjugaison

La conjugaison française, ça peut vite donner le tournis. C'est tout à fait normal d'avoir des questions qui reviennent sans cesse ! Démystifions ensemble les points qui vous bloquent le plus souvent pour que vous puissiez avancer sereinement.
Même une fois qu'on a saisi la logique des groupes et des temps, il reste toujours quelques zones d'ombre. C'est le moment de faire le tri et de lever ces derniers doutes.

Passé composé ou imparfait, le grand dilemme ?

C'est LA question qui hante les nuits de tous ceux qui apprennent le français. Pour faire simple, le passé composé, c'est votre flash d'appareil photo. Il capture une action précise, terminée, avec un début et une fin clairs.
  • Hier, j'ai mangé au restaurant. (Action ponctuelle et terminée.)
L'imparfait, lui, c'est le décor de votre film. Il plante une ambiance, décrit une habitude ou une action qui durait dans le temps. C'est l'arrière-plan.
  • Quand j'étais petit, je mangeais souvent chez mes grands-parents. (C'était une habitude, un état qui durait.)
Le secret, c'est de les faire travailler ensemble : Je marchais dans la rue (le décor) quand soudain j'ai vu un ami (l'action flash).

Mais pourquoi certains verbes se conjuguent avec "être" ?

La grande majorité des verbes utilise l'auxiliaire avoir, c'est vrai. Mais une petite quinzaine de rebelles, souvent liés au mouvement ou à un changement d'état, préfèrent utiliser être. Dans cette équipe, on retrouve des incontournables comme :
  • aller / venir
  • partir / arriver
  • entrer / sortir
  • monter / descendre
  • naître / mourir
  • devenir
Et n'oubliez pas : tous les verbes pronominaux (ceux qui commencent par "se", comme se laver) sont aussi dans le club être. La seule règle à ne jamais oublier avec être : on accorde le participe passé avec le sujet ! (Elle est allée.)

Le subjonctif, est-ce vraiment utile au quotidien ?

Oui, mille fois oui ! Son nom fait un peu peur, mais le subjonctif est partout dans les conversations de tous les jours. C'est le temps de l'émotion, du doute, du désir, de l'obligation.
Vous allez l'entendre en permanence après des expressions comme :
  • Il faut que... (Il faut que tu saches la vérité.)
  • Je veux que... (Je veux que vous veniez ce soir.)
  • Je suis content que... (Je suis content qu'il soit là.)
Au début, pas de panique. Ne cherchez pas à tout maîtriser. Concentrez-vous sur le repérage et apprenez juste les formes les plus courantes des verbes piliers : être, avoir, faire, aller.

Verbes en -ir : comment savoir s'il est du 2ème ou 3ème groupe ?

Voilà une excellente question qui piège beaucoup de monde. L'astuce est toute simple et infaillible : conjuguez le verbe avec nous au présent. Si la fin est en -issons, bingo, c'est un verbe régulier du 2ème groupe. Sinon, c'est un irrégulier du 3ème.
  • Finir → nous finissons → 2ème groupe (régulier)
  • Partir → nous partons → 3ème groupe (irrégulier)
  • Dormir → nous dormons → 3ème groupe (irrégulier)
Ce petit test rapide vous évitera bien des maux de tête.
Maintenant que c'est plus clair, le meilleur moyen de faire entrer tout ça, c'est de pratiquer. Sur SpeakMeeters, vous pouvez discuter avec des francophones passionnés dans une ambiance détendue. C'est l'occasion en or de tester vos conjugaisons en direct, de poser des questions et de voir comment la grammaire prend vie dans de vraies conversations. Lancez-vous et pratiquez votre français dès aujourd'hui sur speakmeeters.com pour gagner en confiance à chaque échange.

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Commence à pratiquer
Olivia Rhany

Écrit par

Olivia Rhany

Passionnée de langues et de culture. Voyageuse et globe-trotter !