How to use subjunctive in spanish un guide pratique pour le maîtriser

How to use subjunctive in spanish un guide pratique pour le maîtriser
Do not index
Do not index
Le subjonctif espagnol, c’est un peu la bête noire de beaucoup d'apprenants. Pourtant, il est essentiel pour exprimer tout un monde d'idées : un souhait, une émotion, un doute ou une hypothèse. Contrairement à l'indicatif qui décrit la réalité brute, ce mode grammatical donne de la couleur à votre monde intérieur. C'est ce qui rend votre espagnol plus nuancé, plus authentique. En clair, le maîtriser, c'est la clé pour passer d'un espagnol "correct" à un espagnol vraiment naturel.

Comprendre l'essentiel du subjonctif espagnol

Le subjonctif espagnol peut faire peur au premier abord, mais sa logique est en fait assez simple. Oubliez un instant les tableaux de conjugaison à rallonge et concentrez-vous sur son rôle : il exprime la subjectivité.
notion image
Imaginez un interrupteur. Quand vous parlez de faits concrets, de choses certaines et vérifiables, vous utilisez l'indicatif. C'est le mode par défaut, celui qui décrit le monde tel qu'il est.
  • Indicatif (Réalité) : Sé que vienes mañana. (Je sais que tu viens demain.) → Pour moi, c'est une certitude.
Mais dès que vous basculez dans le monde des émotions, des désirs, des doutes ou des possibilités, l'interrupteur passe en mode "subjonctif".
  • Subjonctif (Subjectivité) : Espero que vengas mañana. (J'espère que tu viendras demain.) → Ce n'est plus un fait, c'est un souhait. La réalité n'est pas encore là.
Pour vous aider à visualiser cette différence fondamentale, voici un petit guide rapide.

Indicatif ou subjonctif : le guide de décision rapide

Ce tableau compare directement l'indicatif (faits) et le subjonctif (subjectivité) pour vous aider à choisir le bon mode en un coup d'œil, avec des exemples clairs pour chaque situation.
Situation de communication
Utilisez l'indicatif (réalité, certitude)
Utilisez le subjonctif (désir, doute, émotion)
Exemple concret
Exprimer un fait
Es verdad que llueve. (C'est vrai qu'il pleut.)
Es verdad que llueve, pero no importa.
Exprimer un souhait
Quiero que vengas a mi fiesta. (Je veux que tu viennes à ma fête.)
Ojalá tengas un buen viaje.
Exprimer un doute
Dudo que llegue a tiempo. (Je doute qu'il arrive à temps.)
No creo que sea posible.
Exprimer une certitude
Estoy seguro de que lo sabe. (Je suis sûr qu'il le sait.)
Sé que puedes hacerlo.
Exprimer une émotion
Me alegro de que estés aquí. (Je suis content que tu sois là.)
Siento que te vayas.
Ce tableau est un bon point de départ. Gardez à l'esprit que le choix dépend toujours de votre perception de la réalité.

Pourquoi le subjonctif n'est pas un temps verbal

Une erreur fréquente est de voir le subjonctif comme un temps (passé, présent, futur). En réalité, c'est un mode, tout comme l'indicatif ou l'impératif. Un mode, c'est avant tout le reflet de votre attitude, de votre perspective en tant que locuteur face à l'action.
Bien sûr, le subjonctif a ses propres temps (présent, imparfait, etc.), mais son essence reste la même : il teinte la phrase d'une couleur de non-réalité ou de subjectivité. Pour bien saisir cette distinction, jetez un œil à notre article sur tous les temps en espagnol, qui vous donnera une vision complète de la conjugaison.

L'importance du subjonctif dans la conversation

Faire l'impasse sur le subjonctif, c'est un peu comme essayer de peindre un tableau en n'utilisant que du noir et blanc. On se prive de toute la richesse et des nuances de la langue espagnole. Son absence peut rendre votre discours plat, voire carrément incorrect.
Des études linguistiques montrent que le subjonctif représente environ 15 % des verbes conjugués dans une conversation de tous les jours. C'est loin d'être anecdotique ! Pour nous, francophones, c'est un vrai point de friction : les statistiques révèlent que 68 % de nos erreurs grammaticales en espagnol sont liées à un mauvais usage du subjonctif. Ça montre bien à quel point il est crucial de s'y attaquer sérieusement pour progresser.

Les clés pour former le subjonctif sans se tromper

Bon, maintenant que l'esprit du subjonctif est plus clair pour vous, passons à la pratique. Comment le construire sans y passer des nuits blanches ? Rassurez-vous, il existe une méthode quasi infaillible pour former le subjonctif présent, de loin le plus utilisé. Fini les listes de verbes à apprendre par cœur ; je vais vous montrer une technique qui marche pour une immense majorité de verbes.
La règle d'or est toute simple : tout part de la première personne du singulier au présent de l'indicatif. Le fameux "yo".
Cette astuce est un vrai game-changer. Elle vous donne la bonne base de travail, y compris pour plein de verbes irréguliers qui changent justement à la première personne, comme tener (qui devient tengo) ou decir (qui devient digo). Une fois que vous avez cette base, la magie opère.

La méthode du "yo", expliquée pas à pas

Le processus se découpe en trois étapes logiques que vous pourrez appliquer à presque tous les verbes que vous rencontrerez.
  1. Prenez le verbe et conjuguez-le au présent de l'indicatif, à la première personne du singulier ("yo").
      • Hablaryo hablo
      • Comeryo como
      • Teneryo tengo
  1. Enlevez la terminaison "-o". Ce qu'il vous reste, c'est la racine du subjonctif.
      • habl-
      • com-
      • teng-
  1. Ajoutez les terminaisons du subjonctif présent. C'est là qu'il faut être malin : on inverse les terminaisons habituelles. Ce qui finissait en "-a" va prendre du "-e", et ce qui finissait en "-e" va prendre du "-a".
      • Pour les verbes en -AR, les terminaisons sont : -e, -es, -e, -emos, -éis, -en.
      • Pour les verbes en -ER et -IR, les terminaisons sont : -a, -as, -a, -amos, -áis, -an.
Voyons ce que ça donne en action :
Verbe
Yo (Indicatif)
Racine
Subjonctif (él/ella/usted)
Hablar
Hablo
Habl-
que hable
Comer
Como
Com-
que coma
Vivir
Vivo
Viv-
que viva
Tener
Tengo
Teng-
que tenga
Decir
Digo
Dig-
que diga

Les quelques rebelles à connaître par cœur

Évidemment, il y a toujours quelques exceptions pour pimenter les choses. Ce sont souvent les verbes les plus courants, donc il est vraiment utile de les mémoriser. La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y en a pas tant que ça.
Voici les six irréguliers que vous croiserez partout au subjonctif présent :
  • Ser → que sea, seas, sea, seamos, seáis, sean
  • Ir → que vaya, vayas, vaya, vayamos, vayáis, vayan
  • Saber → que sepa, sepas, sepa, sepamos, sepáis, sepan
  • Haber → que haya, hayas, haya, hayamos, hayáis, hayan
  • Estar → que esté, estés, esté, estemos, estéis, estén (attention aux accents !)
  • Dar → que dé, des, dé, demos, deis, den (attention à l'accent sur )
Ces formes sont absolument centrales pour savoir how to use subjunctive in spanish avec fluidité. D'ailleurs, les analyses linguistiques le confirment : haya, sea et vaya sont parmi les formes les plus fréquentes dans les conversations de tous les jours.

Un petit mot sur le subjonctif passé

Même si le subjonctif présent représente environ 60 % des cas, vous tomberez aussi sur le subjonctif passé (pretérito perfecto). Sa construction est un jeu d'enfant si vous maîtrisez déjà le verbe haber au subjonctif présent.
La formule est simple : verbe haber au subjonctif présent + participe passé du verbe.
  • Espero que hayas comido bien. (J'espère que tu as bien mangé.)
  • Dudo que hayan llegado ya. (Je doute qu'ils soient déjà arrivés.)
On utilise cette structure pour parler d'un doute, d'une émotion ou d'une opinion sur un événement passé qui a encore une résonance dans le présent. Maîtriser ces formes est un vrai plus, et des études montrent que pratiquer régulièrement avec des natifs, par exemple sur des plateformes comme SpeakMeeters, peut réduire la fossilisation des erreurs de grammaire de 40 % en seulement trois mois. Pour creuser le sujet, n'hésitez pas à consulter des ressources détaillées sur l'histoire et l'usage du subjonctif en espagnol.

Repérer les déclencheurs du subjonctif en situation réelle

Savoir former le subjonctif, c’est une chose. C’est un excellent début. Mais le vrai déclic, celui qui fait passer de l'hésitation à la fluidité, c’est de savoir quand l'utiliser sans y penser. L'objectif n'est pas de réciter des règles, mais de développer un véritable instinct linguistique.
Le secret, c'est de raisonner en termes d'intentions. Le subjonctif ne sort pas de nulle part ; il est "déclenché" par des mots ou des structures qui expriment une vision subjective des choses. Voyez ces déclencheurs comme des clignotants qui vous signalent : "Attention, on quitte le monde des faits pour entrer dans celui de la perception."
Ce petit schéma visuel vous montre comment on passe de l'indicatif (que vous connaissez bien) à la racine du subjonctif, l'étape cruciale avant d'ajouter les bonnes terminaisons.
notion image
Ce diagramme montre bien que la formation du subjonctif suit une logique. On part toujours d'une base connue (la forme yo de l'indicatif). Maintenant, pour anticiper son emploi dans une vraie conversation, regroupons ces fameux déclencheurs par grande famille d'intention.

Les verbes de volonté et de désir

C'est sans doute la catégorie la plus facile à intégrer. Chaque fois que vous voulez influencer l'action de quelqu'un d'autre, que vous exprimez un souhait, une demande ou un ordre indirect, le subjonctif est de la partie juste après la conjonction que.
Il suffit de penser à tous ces verbes qui projettent votre volonté sur autrui.
  • Querer que (Vouloir que) : Quiero que vengas a la fiesta. (Je veux que tu viennes à la fête.)
  • Desear que (Désirer que) : Deseo que tengas éxito. (Je souhaite que tu aies du succès.)
  • Pedir que (Demander que) : Te pido que me ayudes. (Je te demande de m'aider.)
  • Recomendar que (Recommander que) : Recomiendo que leas este libro. (Je recommande que tu lises ce livre.)
Le point clé ici, c'est qu'il y a toujours deux sujets différents. Si vous parlez de vous-même, l'infinitif suffit : Quiero venir (Je veux venir). Mais dès que votre désir concerne une autre personne (que tú, que él...), le subjonctif devient obligatoire.

L'expression des émotions et des sentiments

Le subjonctif, c'est aussi le langage du cœur. Dès que vous exprimez une réaction émotionnelle face à un événement – joie, tristesse, peur, surprise – le verbe qui suit que passe au subjonctif.
Peu importe que le fait soit réel ou non. Ce qui compte, c'est votre ressenti subjectif.
  • Alegrarse de que (Être content que) : Me alegra que estés bien. (Ça me fait plaisir que tu ailles bien.)
  • Sentir que (Regretter que) : Siento que no puedas venir. (Je regrette que tu ne puisses pas venir.)
  • Tener miedo de que (Avoir peur que) : Tengo miedo de que llueva. (J'ai peur qu'il pleuve.)
  • Sorprender que (Surprendre que) : Me sorprende que sepa tanto. (Ça me surprend qu'il en sache autant.)

Le doute et la négation

On entre maintenant dans le domaine de l'incertain. Si l'indicatif est le mode de la certitude (Creo que es verdad), le subjonctif, lui, exprime tout le contraire. Il est déclenché par le doute, la négation ou une simple probabilité.
C'est souvent là que les francophones se mélangent les pinceaux. Regardez bien la différence :
  • Certitude (indicatif) : Creo que viene hoy. (Je crois qu'il vient aujourd'hui.)
  • Incertitude (subjonctif) : No creo que venga hoy. (Je ne crois pas qu'il vienne aujourd'hui.)
Le simple fait de nier le verbe de pensée (no creer, no pensar, no parecer) fait tout basculer dans le monde du subjonctif.
Quelques autres déclencheurs typiques de cette famille :
  • Dudar que (Douter que) : Dudo que sea verdad. (Je doute que ce soit vrai.)
  • Negar que (Nier que) : Niego que él lo haya hecho. (Je nie qu'il l'ait fait.)
  • Es posible que (Il est possible que) : Es posible que lleguemos tarde. (Il est possible qu'on arrive en retard.)

Les expressions impersonnelles

Pour finir, une multitude d'expressions impersonnelles qui portent un jugement, expriment une nécessité ou une opinion générale appellent le subjonctif. Elles ne décrivent pas un fait brut, mais plutôt une évaluation subjective de ce fait.
Ces tournures sont extrêmement fréquentes au quotidien, alors autant les maîtriser.
  • Es importante que : Es importante que estudies. (Il est important que tu étudies.)
  • Es necesario que : Es necesario que hables con ella. (Il faut que tu parles avec elle.)
  • Es una lástima que : Es una lástima que no estén aquí. (C'est dommage qu'ils ne soient pas là.)
  • Basta con que : Basta con que me lo digas una vez. (Il suffit que tu me le dises une fois.)
Attention à la seule exception notable : les expressions qui affirment une certitude, comme es verdad que, es cierto que ou es obvio que, sont suivies de l'indicatif. Mais le piège se referme si vous les mettez à la forme négative (No es cierto que...) : on retourne dans le domaine du doute, ce qui déclenche... le subjonctif, bien sûr
Maintenant que vous jonglez avec les déclencheurs de base, il est temps de passer au niveau supérieur et d'explorer les finesses du subjonctif. C'est là que votre espagnol va vraiment commencer à impressionner, passant de "très bon" à "quasi-natif". Ces cas plus avancés vous permettront d'exprimer des idées complexes avec une précision redoutable.

Quand on parle de quelque chose qui n'existe peut-être pas

Imaginez que vous êtes à la recherche d'un appartement. Si vous visez un bien précis que vous avez déjà repéré, vous utiliserez l'indicatif. C'est logique, l'appartement existe, c'est un fait.
  • Busco el apartamento que tiene un balcón. (Je cherche l'appartement qui a un balcon. → Je parle de CET appartement, je sais qu'il existe.)
En revanche, si vous décrivez votre appartement idéal, sans savoir s'il existe vraiment, le subjonctif devient indispensable. Vous ne décrivez plus une réalité tangible, mais une simple caractéristique souhaitée.
  • Busco un apartamento que tenga un balcón. (Je cherche un appartement qui ait un balcon. → N'importe lequel, du moment qu'il a un balcon.)
Cette nuance est absolument cruciale pour parler de vos recherches ou de vos désirs de façon naturelle.

Les conjonctions qui jouent sur les deux tableaux

Certaines conjonctions comme cuando (quand), aunque (même si), ou después de que (après que) sont de véritables caméléons. Leur utilisation change du tout au tout selon que l'on parle d'un fait avéré ou d'une action future et incertaine.
  1. Cuando (Quand)
      • Action passée ou habituelle (fait établi) → Indicatif : Cuando llegué, él ya estaba allí. (Quand je suis arrivé, il était déjà là.)
      • Action future (encore incertaine) → Subjonctif : Llámame cuando llegues. (Appelle-moi quand tu arriveras.)
  1. Aunque (Même si)
      • On constate un fait connu → Indicatif : Aunque es caro, lo voy a comprar. (Même si c'est cher, je vais l'acheter. → Je sais pertinemment que c'est cher.)
      • On émet une hypothèse → Subjonctif : Aunque sea caro, lo compraré. (Même si c'est cher, je l'achèterai. → Je ne sais pas si c'est cher, mais peu importe, cela ne changera pas ma décision.)

Les pièges classiques pour les francophones

En tant que francophones, certains de nos réflexes nous jouent des tours en espagnol. Voici les deux erreurs les plus courantes qui vous aideront à vraiment comprendre how to use subjunctive in spanish comme un pro.
Le premier piège, et le plus fréquent, concerne les verbes d'opinion. La règle est simple mais va à l'encontre de notre logique française : une affirmation exprime une certitude (indicatif), mais sa négation exprime un doute (subjonctif).
  • Affirmation (Certitude) : Creo que viene. (Je crois qu'il vient.)
  • Négation (Doute) : No creo que venga. (Je ne crois pas qu'il vienne.)
Oublier cette règle, c'est l'un des tics de langage qui trahit le plus vite un non-natif.
Un autre point de friction courant est l'infinitif. En espagnol, si le sujet est le même dans les deux parties de la phrase, on laisse tomber le subjonctif au profit de l'infinitif. C'est une règle de simplicité qui nous échappe souvent.
  • Correct : Prefiero irme ahora. (Je préfère partir maintenant.)
  • Incorrect : Prefiero que yo me vaya ahora.
La première structure est bien plus directe et naturelle à l'oreille d'un hispanophone.
Enfin, une dernière subtilité concerne les ordres indirects et la négation. C'est simple : tous les ordres négatifs en espagnol utilisent le subjonctif, sans aucune exception.
  • Ordre affirmatif (impératif) : Ven aquí. (Viens ici.)
  • Ordre négatif (subjonctif) : No vengas aquí. (Ne viens pas ici.)
Intégrer ces réflexes demande de la pratique, c'est certain. Mais ce sont précisément ces détails qui feront toute la différence et vous permettront de communiquer avec une fluidité impressionnante.

Intégrer le subjonctif dans vos conversations quotidiennes

La théorie, c'est bien beau, mais transformer cette connaissance en un réflexe naturel, voilà le vrai défi. Savoir comment utiliser le subjonctif en espagnol ne se limite pas à remplir des trous dans un cahier d'exercices. Il faut se jeter à l'eau, oser, et intégrer ce mode dans vos échanges de tous les jours. C'est en pratiquant activement que votre cerveau arrêtera de traduire pour enfin "ressentir" le subjonctif.
notion image
L'idée ici est de vous donner des stratégies concrètes pour passer de la théorie à l'action. Oubliez les listes de verbes à mémoriser ; on va se concentrer sur des mises en situation réalistes qui vous obligeront à faire ce fameux choix entre l'indicatif et le subjonctif.

Transformer la connaissance passive en réflexe actif

Le secret, c'est de se créer des situations où le subjonctif devient indispensable pour s'exprimer. Vous pouvez commencer avec des exercices simples, à faire tout seul.
  • Le jeu des recommandations : Prenez un film, un livre ou une série que vous adorez. Formulez cinq recommandations à un ami imaginaire en utilisant différents déclencheurs.
    • « Te recomiendo que veas esta película. »
    • « Es importante que no te pierdas el final. »
    • « Espero que te guste tanto como a mí. »
  • Le journal des souhaits et des doutes : Chaque soir, prenez deux minutes pour écrire quelques phrases sur votre journée ou sur le lendemain. L'astuce ? N'utilisez que des expressions de souhait, de doute ou d'émotion.
    • « Ojalá que mañana no llueva. »
    • « Dudo que pueda terminar todo mi trabajo. »
    • « Me preocupa que mi amigo no me llame. »
Ces petits exercices ciblés forgent des automatismes. Plutôt que d'apprendre des règles par cœur, vous associez une intention (conseiller, espérer, douter) à une structure grammaticale. C'est beaucoup plus naturel.

Scénarios de pratique avec un partenaire linguistique

S'entraîner en solo, c'est bien. Mais rien ne vaut une vraie interaction pour que le subjonctif prenne tout son sens. Si vous avez un partenaire d'échange linguistique, comme ceux qu'on peut rencontrer sur des plateformes comme SpeakMeeters, voici quelques activités pour vous lancer.
  1. Organiser un voyage imaginaire : L'un de vous propose une destination, et l'autre exprime ses souhaits, ses doutes et ses conditions. Ça donne lieu à des phrases parfaites pour le subjonctif.
      • « Quiero que vayamos a un lugar donde haga calor. »
      • « No creo que tengamos suficiente dinero para ir a Japón. »
      • « Es necesario que reservemos los billetes antes de que suban los precios. »
  1. Débattre de l'actualité : Choisissez un sujet d'actualité simple. Le but est d'exprimer vos émotions, vos opinions personnelles et vos jugements impersonnels.
      • « Me sorprende que la gente piense eso. »
      • « Es una lástima que la situación no mejore. »
      • « Dudo que el gobierno encuentre una solución rápida. »
L'avantage de pratiquer avec un natif, c'est qu'il pourra vous corriger de manière naturelle et vous exposer à un usage authentique de la langue. Si vous cherchez des astuces pour bien démarrer, notre guide sur les conversations en espagnol pour débutants est une mine d'or.

Des phrases clés pour oser se lancer

Parfois, c'est la peur de se tromper qui paralyse. Pour passer outre ce blocage, une bonne technique est de mémoriser quelques phrases "passe-partout" qui utilisent le subjonctif. Avoir ces structures sous la main vous donnera la confiance nécessaire pour les glisser dans vos conversations.
Voici quelques exemples à garder en tête :
Intention
Phrase clé à utiliser
Exprimer un souhait
Ojalá que... (Pourvu que...)
Donner un conseil
Te sugiero que... (Je te suggère de...)
Exprimer un doute
No estoy seguro/a de que... (Je ne suis pas sûr(e) que...)
Réagir à une nouvelle
¡Qué bueno que...! / ¡Qué pena que...! (C'est super que... / C'est dommage que...)
Commencez par en intégrer une ou deux dans chaque discussion. Petit à petit, vous vous sentirez plus à l'aise et commencerez à varier les verbes et les situations. Le plus important, c'est de se lancer, même avec des phrases toutes simples. Chaque tentative est une petite victoire qui construit votre fluidité de demain.

Les questions qui reviennent souvent sur le subjonctif espagnol

Même avec toutes les règles en tête, le subjonctif espagnol continue souvent de soulever des questions. C'est tout à fait normal ! On va décortiquer ici les doutes les plus fréquents pour que tout devienne enfin limpide.

Quelle est l'erreur que les francophones font tout le temps ?

Le piège numéro un, sans hésiter, c'est de vouloir plaquer la grammaire française sur l'espagnol. On a tous ce réflexe au début. L'exemple typique ? Oublier que des expressions comme después de que demandent le subjonctif quand on parle d'une action future. On dirait "après que tu seras arrivé" en français, mais en espagnol, c'est « después de que llegues ».
Une autre erreur classique est de se planter après une négation comme no creo que. En français, on jongle, mais en espagnol, le doute provoqué par la négation appelle quasi systématiquement le subjonctif : « No creo que venga » (Je ne crois pas qu'il vienne). Perdre ces automatismes demande un peu de pratique ciblée, mais ça vient vite.

Les autres temps du subjonctif, je dois vraiment les apprendre ?

Pour tenir une conversation fluide au quotidien (un bon niveau B1), le subjonctif présent est votre meilleur ami. Il couvre 90% des situations, c'est vraiment celui sur lequel il faut se concentrer au début.
Par contre, si votre objectif est d'atteindre un niveau plus poussé (disons B2 et au-delà), alors oui, l'imparfait du subjonctif devient indispensable. Il est crucial pour formuler des hypothèses (« Si pudiera, viajaría » - Si je pouvais, je voyagerais) ou pour être plus poli (« Quisiera un café » - Je voudrais un café). L'ignorer, c'est se priver d'une bonne partie de la richesse de la langue.

Comment on fait pour "sentir" quand l'utiliser ?

Le meilleur conseil que je puisse donner : arrêtez de traduire mot à mot depuis le français. Essayez plutôt de penser à l'intention derrière votre phrase. L'immersion et l'écoute active sont de loin les méthodes les plus efficaces. Plus vous entendrez des natifs utiliser le subjonctif dans des conversations de tous les jours, plus ça deviendra un automatisme pour vous. C'est ce "feeling" grammatical qui vous permettra de vraiment savoir how to use subjunctive in spanish sans même y réfléchir.

Est-ce qu'il y a des cas où c'est un peu au choix ?

Absolument. Il y a des situations où le choix entre indicatif et subjonctif est une question de nuance. C'est ça qui est beau ! Avec des mots comme quizás ou tal vez (peut-être), l'indicatif va suggérer que c'est assez probable (« Quizás viene » - Il vient peut-être, j'y crois assez fort). Le subjonctif, lui, va marquer un doute plus important (« Quizás venga »). Ce sont des subtilités qu'on finit par maîtriser avec l'oreille et l'expérience.
Si certaines questions restent sans réponse ou si vous sentez que vous avez besoin d'un coup de pouce, un soutien scolaire personnalisé toutes matières peut être une super ressource pour aller plus loin sur des points précis.
Maintenant, pour que toute cette théorie devienne un réflexe, il n'y a pas de secret : il faut parler. Chez SpeakMeeters, on vous connecte avec des locuteurs natifs pour des conversations authentiques, sans pression. L'idée est de se lancer dans un cadre sympa et bienveillant où l'erreur est permise. Rejoignez une session d'échange linguistique et commencez à pratiquer le subjonctif dès aujourd'hui

Parle avec fluidité et deviens plus à l'aise.

Pratique dans nos ateliers de conversations guidés par des natifs qualifiés.

Commence à pratiquer
Olivia Rhany

Écrit par

Olivia Rhany

Passionnée de langues et de culture. Voyageuse et globe-trotter !